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Le vivre-ensemble !

Saoudi El Amalki

Notre Nation poursuit son bonhomme de chemin de réformes multidimensionnelles à bâtons rompus. Nombre d’acquis sur le plan économique en particulier, semblent garnir le répertoire de son expansion, tels que les énergies renouvelables, les grands travaux, en réseaux autoroutiers et ferroviaires, en industrie automobile et aéronautique ou en projets structurants de métropoles du pays.

Cependant, nul ne s’estimerait satisfait de la cadence quasiment stagnante de questions sociales dont l’impact s’avère fâcheux sur les souches miséreuses. Les disparités entre les citoyens nantis et déshérités, entre les territoires favorisés et enclavés, sont légion dans un pays où la dignité et la liberté se font de plus en plus rares.

La vie politique n’a jamais été si squattée depuis qu’on s’est permis de s’immiscer dans l’affaire interne des partis en vue de déposséder les instantes légitimes de leur liberté de décision. En fait, on s’ingénie soigneusement de contrôler à coup ferme, sans nul sens de retenue, leur mouvement afin d’assurer la carte politique et adopter aisément les politiques libérales impopulaires.

Comment pourrait-on alors concevoir des avancées ségrégatives à sens unique, si la majeure partie du peuple n’en profite pas ? Pis encore, a-t-on le droit de continuer à tolérer un processus politique dysfonctionnel où les institutions en place, sensées être libres, sont fragilisées par l’ingérence accrue des gouvernants ? La démocratie de « façade » qu’on aura tenté éperdument de faire valoir dans une nation dite « émergente », ne peut indéfiniment perdurer, sous l’effet de la crise politique défaillante. Le respect et le renforcement des diverses institutions, en particulier celle de la pratique politique saine, sont les piliers fondateurs de l’essor national escompté.

La période que le pays traverse à oresent, non sans émoi, em est un exemple de spoliation du champ politique, de recidive austère de la paupérisation des couches démunies, à travers l’étouffement de leurs droits les plus rudimentaires et l’agression permanente de leur pouvoir d’achat. Cette dichotomie aura donc constitué de bout en bout, une réelle frustration pour une population qui se fait dessaisir de son bien-être dans la décence.

Le vivre-ensemble dans une ambiance où il est vital et primordial de préserver la stabilité et l’équilibre au sein des diverses franges de la société, mais egalement entre l’équation de Croissance économique et de Justice sociale et territoriale.

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