Les cours du pétrole diminuaient vendredi en fin d’échanges européens, pénalisés par des inquiétudes sur la demande chinoise dans les prochains mois.
Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 55,66 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 34 cents par rapport à la clôture de jeudi.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat de février cédait 44 cents à 52,57 dollars.
Les cours de l’or noir avaient ainsi effacé une partie du rebond des deux dernières séances, tandis que les investisseurs semblent bien plus prudents en 2017 qu’ils ne l’étaient en 2016.
Des informations sur une surabondance de brut en Chine ont tempéré la hausse des prix à l’approche du week-end, a expliqué Michael Hewson, analyste chez CMC Markets, ajoutant que malgré l’augmentation de la demande chinoise, « il semblerait que les achats de grandes quantités de brut ne soient pas en ligne avec la capacité des raffineries chinoises, et il semblerait qu’il faille un certain temps pour effacer cette surabondance ».
Dans un contexte d’une faible croissance de la demande mondiale, les pays producteurs du pétrole essayent de rééquilibrer le marché en limitant leur production.
Dans ce sens, les analyses de JBC Energy ont rappelé que « le ministre de l’Energie de l’Arabie Saoudite, Khaled al-Faleh, a indiqué que le royaume produit actuellement moins de 10 millions de barils par jour, son plus bas niveau d’extraction depuis 22 mois et en deçà de son objectif de 10,06 millions de barils par jour ».
« Il faut désormais se préparer à une nouvelle série d’annonces à la presse en fin de semaine prochaine, car les membres de l’Organisation des pays exportateurs du pétrole (Opep) et la Russie, en charge de surveiller l’application de l’accord de limitation de la production, vont se réunir à Vienne », a prévenu Olivier Jakob, analyste chez Petromatrix.
