A la une

Les abattoirs communaux de Souss Massa: A qui en incombe les déficits ? 

La majeure partie des abattoirs communales de la région Souss Massa augure d’une catastrophe humaine et environnementale, en raison de l’état chronique dans lequel ils se trouvent.
La plupart des communes se débarrassent des déchets des activités consacrées au sein des abattoirs, dans des dépotoirs anarchiques qu’elles se sont fait faire à proximité d’équipements publics au cœur des agglomérations résidentielles. Ce qui menace leur sécurité sanitaire et écologique, en l’absence de connectivité de ces abattoirs communaux au réseau d’assainissement. D’autre part, tous ces abattoirs manquent de conditions élémentaires de sécurité et d’hygiène, en raison de la pénurie des infrastructures à même d’accueillir nombre d’activités pratiquées en leur sein, notamment ce qui a trait des cas se rapportant à l’opération de l’égorgement et du dépouillement, en plus du la carence des moyens de transport se dotant des critères sanitaires. On se rappelle que l’Office National de la sécurité sanitaire des produits alimentaire ONSSA, avait déclaré en 2018, de procéder à la fermeture de tous les abattoirs qui sont dépourvues des conditions sanitaires, dans les différentes communes relevant de ma région Souss Massa, à travers le retrait de l’opération de contrôle et de scellage de viandes dont se charge le staff de ses services. Chose qui obligerait les activités desdits abattoirs, en attendant leur mise à niveau. Ceci étant, la cour des compte a révélé, il y a 6 ans dans un rapport exhaustifs, que cinq seulement respectent les tâches de contrôle sur neuf cents abattoirs. En fait, les cours de compte régionaux avaient pu déceler entre 2007 et 2015 des insuffisances itératives en terme de propreté et d’hygiène ainsi que de gestion. Ces missions de contrôle se sont aperçues que nombreux sont les abattoirs qui ne se dotent pas de lieux préparés de manière à empêcher l’infiltration des bêtes et des insectes pouvant affecter les viandes et de ce fait, transmettre des maladies. De même, les murs et les sols ne correspondant nullement aux normes en vigueur dans les cahiers de charges en matière de solidité et de conditions d’hygiène et de stérilisation. Dans le même ordre d’idées, le rapport de la commission parlementaire en 2020 conclu à propos des abattoirs dans le royaume, a dévoilé les déficits à ce niveau, puisque environs 185 abattoirs en milieu urbain et 749 boucheries rurales manifestent des dysfonctionnements soit au niveau de vétusté des édifices, de faiblesse des infrastructures, de manque d’hygiène dans la plupart des abattoirs du pays. La commission a donc appelé le ministère de tutelle de procéder à la qualification et l’organisation des souks du cheptel surtout hebdomadaires, ainsi que le contrôle des critères de la sécurité sanitaire afin d’éviter les effets nocifs sur la qualité de la viande à travers le royaume. Il convient de souligner qu’en raison du manque d’infrastructures des équipements communales et de l’insuffisante de cadres vétérinaires, la profusion de l’égorgement clandestin dans la plupart des communes du Souss par des lobbys illicites inonde les souks locaux de viandes non contrôlées de façon vétérinaire et sans source, sans parler des fuites taxales qui en découlent. A qui incombe tous ces déficits qui évoluent au grand jour ?
Par  A.benimeskin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *