Enseignement

Les quatre maux qui gangrènent le secteur de l’enseignement à Assa

Parler des défaillances de l’enseignement au Maroc est devenu un sujet galvaudé, tant il a été traité scrupuleusement dans la presse, lors des forums et séminaires, au sein des rencontres officielles et même dans les réunions familiales et les discussions de cafés. Malgré les tentatives de réformes entreprises jusqu’ici, ce secteur vital souffre d’un tas de maux.

À Assa, la situation est encore plus pire

Nous tentons à travers une série d’articles de décortiquer l’étiologie des maux qui rangent l’enseignement dans ce coin paumé du Sahara, dans le but d’apporter une pierre à l’édifice de la réforme de l’enseignement sur le plan local.

L’inspecteur pédagogique entre la piètre performance et l’absence

Il va de soi que l’inspection pédagogique est un pilier fondamental du système éducatif, car le rôle d’un inspecteur de l’enseignement consiste à assurer le bon déroulement du processus de l’enseignement-apprentissage, tout au long de l’année scolaire, et surtout à emmener les enseignants à combler- le cas échéant- les lacunes quant à la pratique de leur devoir et ce par le biais de visites régulières et de cessions de formation continue.

Pour mener à bien sa mission, un inspecteur pédagogique est censé jouir de qualités spéciales, telles que la maîtrise de la langue et la connaissance des nouveautés dans le domaine des sciences de l’éducation et des techniques d’enseignement. C’est loin d’être le cas à la Direction provinciale de l’enseignement à Assa-Zag. Il suffit pour s’en convaincre de savoir que les rencontres pédagogiques organisées en faveur des enseignants de ladite direction pendant des deux dernières décennies se comptent sur le bout des doigts, au moment où leurs collègues dans d’autres ragions bénéficient d’un encadrement solide et continuel.

Ici, messieurs les inspecteurs se contentent d’organiser des visites intermittentes pendant lesquelles ils adressent séance tenante des remarques qui portent souvent sur la décoration des classes, le remplissage des registres d’appel et autres futilités de ce genre.

Dans cette pauvre partie du globe, messieurs les inspecteurs sont aux abonnés absents, ils sont là pour faire de la figuration. Pire encore, ils sont devenus un outil pour faire passer des décisions- peu populaires- orchestrées par des responsables de la Direction ou de l’Académie.

M.AE, enseignant à Assa

 

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