L’Association marocaine de la protection des fonds publics (section du Sud), a déclaré que les dizaines de rapports émanant des organismes de censures et qui prouvent les formes de corruption qui sévit dans établissements publics et semi-publics ne sont pris au sérieux et sont négligés totalement par les instances compétentes.
En effet, ces rapports n’arrivent pas à la justice ou se perdent dans les démarches administratives routinières et très compliquées à tel point que l’opinion publique devient exaspérée et perd tout espoir de voir ses affaires éclaircies et élucidées.
L’Association a indiqué à l’occasion de la journée nationale de la protection des fonds publics, célébré le 27 mars de chaque année, que plusieurs dossiers restent suspendus malgré leur gravité, tels que les fonds alloués au Conseil Régional du Tourisme d’Agadir qui est loin de toute censure, car quel que soit le budget réservé à ce service, les résultats espérés ne sont pas atteints et l’on ne sait pas exactement le cours des dépenses concernant les fonds de ce Conseil.
Par ailleurs, aucune enquête n’était ouverte au sujet de l’établissement chargé de la gestion commune des services sociaux d’Agadir, des fonds réservés à l’Entraide nationale dans les provinces sahraouies, ce qui témoigne de l’absence d’une volonté sincère de stopper l’hémorragie, de châtier les responsables de façon à instaurer des règles sérieuses de gouvernance et de transparence.
Ces dossiers et bien d’autres ont incité la branche régionale d’Agadir et des provinces du sud à tenir un sit in le 27 mars 2016 devant le siège du parlement pour protester contre la permissivité officielle et judiciaire quant aux affaires liées aux fonds publics et pour réclamer aux autorités compétentes de dénoncer la corruption dans tous les domaines conformément aux objectifs de l’Association.
Jamal Khayr Eddine