A la une | Tourisme et loisirs

Les voitures classiques : Des joyaux d’un autre temps

Considérées comme des bijoux précieux par leurs férus, les voitures classiques sont soigneusement préservées dans les hangars de leurs propriétaires… elles ne sortent que rarement pour une petite promenade romantique, un rallye ou encore un cortège majestueux.

Ces perles rares, qui nous font remonter le temps, rappellent « l’Aston Martin DB5 « , la « Bentley Mark IV « , la « Sunbeam Alpine », ou encore la « Ford Mustang Mach 1 Fastback », conduites dans les films de James Bond et qui ont marquées les générations des années 60 et 70.

Une fois à bord de ces antiquités toujours coquettes et gracieuses, que les années semblent ne rien dérober à leur charme ni à leur prestige, les fanatiques de véhicules de collection éprouvent la même sensation, celle de revivre le bon vieux temps, la technologie ainsi que la culture de l’époque.

« Dés que j’ouvre la porte d’une voiture classique, je me laisse séduire en premier temps par ce mélange des odeurs de cuir, de l’huile, de boiserie et de velours, avant de démarrer ces joyaux de l’industrie automobile qui se « pilotent » et ne « se conduisent pas », a confié à la MAP Mohammed Ali Idrissi, un collectionneur automobile.

M. Idrissi, qui a nourri cette passion pour les voitures anciennes depuis sa tendre enfance, n’avait d’yeux que pour la « Citroën DS », la « Mercedes 280 SE », et la « Ford Mustang » que conduisaient ses voisins, notamment leurs carrosseries, un peu futuristes.

A 18 ans, une fois son permis de conduire en poche, il a acheté sa première voiture de collection en France, où il poursuivait à l’époque ses études, une « 304 cabriolet » et puis une deuxième et une troisième, et c’est ainsi qu’il est devenu un fervent collectionneur de voitures de l’époque.

De retour au Maroc, Mohammed Ali Idrissi a fondé « l’Association Vintage Club Car », qui s’assigne pour objectif majeur de tracer l’histoire de l’automobile et la conserver en restaurant ces véhicules et en les faisant rouler à nouveau.

Actuellement, son hangar compte une vingtaine de voitures de l’époque, dont des « Porsche » (928 s4), et (911 1970), une « Cadillac Coupé DeVille », et des « Mercedes » (190 SL 1962, 220 S Ponton 1957, 220 S coupé 1957, et 750 S coupé 1966), mais la grande acquisition de Mr. Idrissi demeure le « Ford mustang 1966 », la voiture emblématique de la génération des « baby-boomers » et des » Happy Days ».

« Mes voitures, elles ont été toutes achetées au Maroc, soit de personnes qui veulent s’en défaire, ou de familles qui veulent vendre les voitures de leurs aïeuls » a affirmé M. Idrissi faisant remarquer que le « Royaume était jadis une vraie niche de voitures de collection, historiques et luxueuses, et plusieurs amateurs mondiaux ont profité pour s’offrir certains de ces bijoux précieux ».

S’agissant de l’entretien et la réparation de ces véhicules, Ali Idrissi a fait savoir qu’un collectionneur de voitures, doit avoir également des connaissances en termes de mécanique et de carrosserie, soulignant que certaines pièces de voitures sont disponibles au Maroc au niveau de réseaux de vendeurs de pièces détachées, contrairement aux carrosseries, qu’il faut impérativement les apporter de l’étranger.

A chaque déplacement aux Etats-Unis, le collectionneur profite pour acheter des pièces neuves pour ses voitures. Ces bijoux, il ne compte jamais les vendre, a-t-il confié, faisant observer qu’il les a achetées pour son propre plaisir, et pour participer à des rallyes au Maroc ou à l’étranger.

Au Maroc, parmi les initiatives encourageant la collection des anciennes voitures, il y’a lieu de citer le Musée National Marocain des Automobiles à Rabat, fondé par Sheikh Hamad Ben Hamdan Al-Nahyan des Émirats arabes unis. Le premier et le plus grand du genre en Afrique et le deuxième au Maroc après celui de Zagoura dédié aux 4×4.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *