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M. El Khalfi: Le ministère de la Communication a privilégié l’interactivité dans l’examen des lois régissant la presse et l’édition

Le ministère de la Communication s’est engagé de façon interactive dans l’examen des lois régissant la réforme de la presse et de l’édition et privilégié, pour ce faire, une approche participative en vue de faire aboutir ce chantier qui constitue une étape cruciale dans le processus des réformes que connait le Maroc, a affirmé, lundi à Agadir, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi.

Le ministère a abordé la réforme du dispositif régissant la presse au Maroc selon cinq axes, à savoir, l’aspect juridique, le volet économique, la déontologie, l’aspect technologique et l’aspect institutionnel, a souligné M. El Khalfi, lors d’une conférence sur « les nouveautés du Code de la presse et de l’édition ».

Si l’examen des volets juridique, institutionnel et technologique a connu une avancée, les discussions sur l’aspect économique et le volet relatif à la déontologie de la profession n’ont pas encore enregistré les progrès escomptés, a expliqué le ministre lors de cette rencontre, organisée par l’Institut des recherches et des études relatives aux affaires médiatiques à Agadir.

Sur les progrès réalisés au niveau juridique, il a mis l’accent notamment sur la création d’un Conseil national indépendant de la presse, doté d’importantes prérogatives (réglementation de l’accès à la profession, attribution de la carte professionnelle, respect de la déontologie), relevant que les deux Chambres du parlement ont adopté le projet de loi portant création de ce Conseil, en attenant sa publication prochainement au Bulletin officiel.

M. El Khalfi a soutenu que le projet de réforme de la loi régissant la presse et l’édition, qui sera examiné prochainement au parlement, « constitue une révolution douce et qualitative dans le domaine des réformes juridiques », du fait que ce texte garantit la protection juridique de la confidentialité des sources, la protection des journalistes contre les agressions, la suppression de 26 peines privatives de liberté, la limitation du domaine d’intervention des juges dans certains cas et la conversion de certaines peines en peines facultatives, alors qu’elles étaient obligatoires.

Et de conclure que les questions en suspens font toujours l’objet de discussions entre le ministère et ses partenaires, en l’occurrence le Syndicat national de la presse marocaine et la Fédération marocaine des éditeurs de journaux.

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