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Mis à l’écart par Benkirane, Kastalani sera-t-il réhabilité par El Othmani?

Au sein du Parti de la justice et du développement (PJD), la mise à l’écart par le patron Abdelilah Benkirane du député et membre du secrétariat général, Abdeljabbar Kastalani, est un secret de polichinelle. L’actuel chef de gouvernement désigné, Saad Eddine El Othmani, saura-t-il lui rendre justice?

Le député et figure de proue du parti de la Lampe dans la région du Souss-Massa a subi en effet et à maintes reprises,  les foudres de M. Benkirane. Il s’est vu marginalisé et écarté, de l’avis de nombreux militants et observateurs politiques.

Cette attitude s’explique, entre autres, par la franchise reconnue à cet homme politique qui, à chaque fois, exprime ouvertement ses opinions et ne daigne nullement dire le fond de ses pensées, y compris à M. Benkirane notamment lorsqu’il l’avait invité à retirer sa candidature au profit de M. El Othamni lors des élections au poste de Secrétaire général du parti.

Nul doute rancunier, Benkirane n’a point digéré le franc parler de Kastalani qui s’est vu depuis mis à l’écart. Il s’est vu privé d’une place au sein du secrétariat général, puis victime, comme d’autres militants, des sorties du Secrétaire général à plusieurs reprises, avant de se voir tout simplement empêché de se présenter comme mandataire de liste aux dernières législatives au niveau de la circonscription de Tiznit au profit de Brahim Bouaghdn et ce, contre l’avis des militants locaux unanimes à le soutenir.

Kastalani a été ensuite dû payer les frais des pression de Benkirane pour ouvrir la voie au bâtonnier Abdellatif Ouammou du PPS au titre des élections de la Chambre des conseillers puis écarté de la présidence du conseil régional du Souss-Massa, qui est revenue au Rniste, Ibrahim Hafidi.

L’ordre fut aussi donné, rappelle-t-on, par le Secrétaire général du PJD himself aux membres du parti au sein du Conseil régional pour appuyer Said Karam du PI lors des élections partielles de la Chambre des conseillers bien que ce dernier soit mis en cause dans diverses affaires de corruption et de moeurs.

Tous ces épisodes témoignent, d’après des militants du parti, de la logique d’exclusion prônée par Abdelilah Benkirane. Cette logique même qui a provoqué la situation de blocage inédite dans le processus de formation du gouvernement au Maroc, et qui a fini par suscité la colère du Roi Mohammed VI et coûté au patron du PJD son poste de chef de gouvernement désigné.

   Aujourd’hui, militants du parti islamiste et bien des observateurs politiques, notamment dans le Souss-Massa, s’interrogent si la série noire vécue par Abdeljbar Kastalani fait désormais partie du passé. Le nouveau chef de gouvernement lui rendra-t-il justice?.

 

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