Persévérante, l’Espagne a percé le mur défensif de l’Albanie (2-0) et pris la tête du groupe G des qualifications pour le Mondial-2018, dimanche, une performance néanmoins assombrie par la blessure de Sergio Ramos et l’annonce de la retraite internationale de Gerard Piqué en 2018.
Cette fois, l’efficacité a été au rendez-vous: trois jours après un nul frustrant (1-1) contre son rival italien, l’équipe espagnole s’est imposée grâce à Diego Costa après une mauvaise relance du gardien (55e) puis Nolito, buteur sur un exploit personnel (63e).
Au classement de la poule, la « Roja » (7 pts) devance à la différence de buts l’Italie (7 pts), victorieuse in extremis en Macédoine (3-2). Derrière, suit un duo à 6 points composé de l’Albanie et d’Israël.
Toutefois, l’Espagne a perdu sur blessure son capitaine Ramos en fin de match (80e), mal retombé sur un saut et blessé au genou gauche.
Et la « Roja » a vécu un mini-psychodrame après le match, lorsque Piqué (29 ans) a annoncé vouloir prendre sa retraite internationale après la Coupe du monde 2018 en Russie.
Souvent critiqué pour ses positions pro-indépendantistes, le Catalan aux 85 sélections a dit stop dimanche quand certains commentateurs l’ont accusé à tort d’avoir raccourci les manches de son maillot et découpé un liseré aux couleurs espagnoles… Liseré inexistant sur le modèle qu’il portait!
Le ras-le-bol du défenseur barcelonais est venu éclipser une soirée plutôt réussie pour l’Espagne, qui a réussi à se tirer sans trop de dommages d’un enchaînement de deux déplacements périlleux en l’espace de trois jours.
Comme face aux Italiens jeudi, les Espagnols ont longtemps affiché une domination stérile dimanche soir au Stade Loro-Borici de Shkodër. Et comme à Turin, le premier but est venu d’une bourde du portier adverse.
Sur un ballon mal relancé par Etrit Berisha, Vitolo a pu lancer dans la surface David Silva. Ce dernier a fixé le gardien et a servi avec altruisme Diego Costa, qui n’a eu qu’à pousser le ballon au fond (55e).
Cette ouverture du score a soulagé toute l’équipe espagnole, longtemps inefficace (7e, 11e, 18e, 33e, 48e, 51e) malgré un onze très offensif avec seulement trois défenseurs de métier, une innovation notable de Lopetegui.
Une fois le score débloqué, tout a été plus facile pour la « Roja », à l’image de ce slalom ébouriffant de Nolito conclu d’une frappe croisée (63e).
« Nous avons bien fait les choses, nous avons eu de la réussite face à la cage adverse en début de seconde période et cela nous a tranquillisé », s’est réjoui Lopetegui, heureux d’avoir bien négocié ses premiers tests sur le banc espagnol.
