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Mort de Johan Cruyff: Trois principes pour vous aider à comprendre le fameux football total

FOOTBALL Le Néerlandais est la figure de proue de ce concept..

Vous vous excitez sur le Barça ? C’est grâce à Cruyff et au football total. Vous êtes fan de Pap Guardiola ? Le Néerlandais a popularisé le concept à l’Ajax Amsterdam puis au Barça, comme joueur et comme entraîneur. Mais au fait, c’était quoi exactement le football total ? Voici trois points pour comprendre les principes de jeu d’un génie, décédé jeudi à l’âge de 68 ans.

Johan Cruyff lors d'un match de l'Ajax Amsterdam le 4 avril 1982.« Tout le monde attaque, tout le monde défend »

On vous résume un peu grossièrement les choses : avant l’Ajax Amsterdam des années 70, le football se concevait de manière très spécialisée : Les défenseurs défendaient et les attaquants (attention, tenez-vous bien) attaquaient. Menés par Rinus Michels, père philosophique de Cruyff, les Néerlandais bouleversent les codes avec des joueurs incarnant le fameux dicton « tout le monde attaque, tout le monde défend ».

« L’équipe dans son intégralité doit être capable de proposer quelque chose dans toutes les phases de jeu, souligne l’ancien entraîneur des Girondins Gernot Rohr. Techniquement, tous les joueurs doivent être capables d’être à l’aise avec le ballon, d’orienter le jeu avec les deux pieds. On a une idée de pureté du football : On ne pense qu’au ballon, tout le monde participe à la construction et sort de sa fonction habituelle pour tendre vers un objectif : Marquer. » Illustration parfaite lors du chef-d’œuvre de la carrière de Cruyff, la finale de Coupe d’Europe des clubs champions remportée contre l Inter Milanen 1972, où il inscrivit un doublé.

Pas de temps mort

« Le Barça, c’est la possession de balle à outrance, des types qui font 12.403 passes avant de tirer… » C’est parfois un peu vrai mais le jeu des champions d’Europe, qui s’inspire de ce que le Néerlandais a mis en place lors de son passage sur le banc catalan entre 1988 et 1996, tient aussi sa redoutable efficacité de son art d’aller récupérer la balle à 25 mètres du but adverse puis de marquer alors que les défenseurs se demandent encore ce qui leur arrive.

Par Romain Baheux

 

 

 

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