Une équipe de scientifiques de l’université de Liège vient de développer un parfum synthétique extrait des odeurs issues de la putréfaction d’un corps humain pour reproduire au plus près l’odeur de la mort afin de pouvoir entraîner les chiens dressés par la Police à retrouver des cadavres.
L’équipe dirigée par le professeur François Verheggen du laboratoire d’entomologie fonctionnelle évolutive de la faculté de Gembloux Agro-Bio Tech (Université de Liège) a essayé de définir une odeur sur la base de centaines de molécules qui sont émises par un corps en décomposition et qui constituent en quelque sorte la signature chimique associée à la mort.
Pour le professeur Verheggen «l’idée est de pouvoir fournir un flacon de parfum à la senteur de cadavre, pour dresser les chiens, ce qui éviterait de devoir utiliser du matériel biologique ou des fluides de décomposition ou de récolter des fluides cadavériques ».
S’il existe bien à l’heure actuelle des kits d’odeurs destinés à dresser les chiens « cadavres », ils ne fonctionnent pas bien, car ils ne contiennent pas les bonnes molécules. D’où l’intérêt de cette recherche, qui pourrait s’avérer une première mondiale, révèle, jeudi, le quotidien «La Libre Belgique».
Expliquant ce processus, le professeur belge affirme que «les odeurs de la mort sont surtout le fruit de l’activité des bactéries qui grignotent notre corps lorsque l’on meurt et qui ne peuvent plus être contrôlées par notre système immunitaire».
