«Un chant dans l’étroitesse des jours» est l’intitulé du nouveau recueil de Hassan Wahbi dans lequel le poète fait le deuil suite au décès de son fils.
«Il est des textes qu’on ne souhaite à personne de devoir écrire un jour lorsque le deuil les porte comme tremblement de soi, confrontation à l’impuissance de sceller le vide de l’absence, d’accepter le réel perdu », lit-on dans la préface du recueil, sorti aux aux éditions Al-Manar, que le poète décrit comme « le livre du deuil et d’inconsolation « .
Bouleversé par la mort subite l’an dernier de son fils, Nabil, jeune photographe de 26 ans, le poète et écrivain poursuit: « rien ne résout l’irréparable, n’éclaire le crépuscule du proche ravi, ne nous guérit de la faiblesse humaine face au deuil».
«Que le fils disparaisse avant soi est insupportable. (…) D’où ce recueil simple, immédiat et cherchant à réduire l’éloignement » , enchaîne ce professeur de littérature française, d’histoire des idées et des questions interculturelles à la Faculté des Lettres et des sciences humaines à l’Université Ibn Zohr d’Agadir.
Hassan Wahbi a publié plusieurs essais, des recueils de poésie et une série de contributions sur le voyage, le langage poétique, l’éthique interculturelle, et les conflits symboliques entre les cultures.
Parmi ses œuvres figurent « la beauté de l’absent: entretiens avec Abdélkbir Khatibi », « Éloges de l’imperfection », « Carnets d’u regard », « Fragments d’une pensée à vivre » et « Agadir, la ville impassible ».
