L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé jeudi une réunion d’urgence le 1er février sur l’épidémie de Zika, qui se propage « de manière explosive » sur le continent américain, avec 3 à 4 millions de cas attendus cette année.
L’OMS a convoqué un comité d’urgence afin de décider si ce virus constitue « une urgence de santé publique de portée internationale ».
« Le virus a été détecté l’an dernier dans la région des Amériques, où il se propage de manière explosive. Le niveau d’alerte est extrêmement élevé », a déclaré à Genève la directrice de l’OMS, Margaret Chan.
L’agence spécialisée des Nations unies est particulièrement préoccupée en raison du « manque d’immunité » des populations « dans les régions nouvellement infectées » et « de l’absence de vaccins, de traitements spécifiques et de tests de diagnostic rapides ».
Le virus Zika se transmet par une piqûre du moustique tigre. Toutefois, il n’existe pas de traitement curatif ni de vaccin contre cette maladie, seulement des traitements des symptômes.
Ses manifestations sont le plus souvent de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures) avec des éruptions cutanées et se déclarent dans les trois à douze jours qui suivent la piqûre par la moustique.
Chez les femmes enceintes, le virus peut être transmis au fœtus et entraîner des malformations congénitales ou la mort. Le Zika se propage actuellement très rapidement en Amérique du Sud, et notamment au Brésil. Il « va continuer à s’étendre » à tout le continent américain, à l’exception du Canada et du Chili, a prévenu lundi l’OMS.
Depuis 2015, 3.893 cas de microcéphalie chez des nourrissons, une malformation de la tête qui altère le développement intellectuel, ont été recensés au Brésil, selon le ministère de la Santé. En 2014, 147 cas seulement avaient été dénombrés.
