Saoudi El Amalki
Le Forum Initiatives de Cadres Souss Massa (FICSM) a tenu récemment une importante table ronde autour de la thématique « les anciennes civilisations en Afrique du Nord : Mythologie, Anthropologie et Histoire ». Modérée pas Saoudi El Amalki, président du Forum, cette rencontre à laquelle a pris part un parterre d’intellectuels et de chercheurs, était animés par Dr Leïla R’houni, enseignante des études françaises à la faculté des lettres et sciences humaines, Dr Mohamed Mustapha Boudribila, enseignant d’Histoire et de Civilisation à la faculté des lettres et sciences humaines et Dr Lahoucine Bouyâacoubi, enseignant en sociologie, spécialité anthropologie à la faculté des langues, d’arts et de sciences humaines…
De prime abord, Dr Fatema Echaabi, enseignante de la littérature espagnole à la faculté des lettres et sciences humaines, a donné lecture de la plateforme préparée par le Forum organisateur de cette activité, en guise de note de cadrage. Après quoi, Dr Leïla R’houni a abordé le volet relatif à l’approche mythologique en décortiquant le mythe du créateur et le mythe du la vie chez les grecs. Cette narration de mythes évoquait une panoplie de dieux antiques tenus en compte dans les mythologies…
De son côté, traitant l’aspect historique de ce thème, Dr Mustapha Boudribila défini le concept de l’Histoire ancienne en disant qu’il « relève de la science humaine et non de la science exacte ». Et de poursuivre que l’Histoire ancienne a pris naissance par la création de l’écriture jusqu’à la chute de Rome où l’Histoire médiéval a débuté, puis la chute de l’Andalousie où a commencé l’Histoire moderne, ensuite l’Histoire récente et l’Histoire contemporaine. L’Histoire repose donc sur la documentation avant 5000 ans environs…
Pour sa part, Dr Lahoucine Bouyâacoubi a jeté l’éclairage sur le dernier chapitre afférent à la lecture anthropologique pour dire que l’Histoire est devenue un débat de tout le monde et non l’apanage des historiens ou des experts en la matière. À cet égard, il s’est interrogé sur quand on peut dire que l’Histoire a démarré, d’où la périodicité de l’Histoire sur la base religieuse, avant l’avènement de l’Islam ou après l’Islam ou encore en trouver autre périodicité. Autrement dit, l’Histoire serait-elle sujette à la terre ou à l’ethnie, d’après Mohamed Chafiq ?, se demande l’intervenant, tout en affirmant qu’il existe 7500 langues au monde alors que l’on n’en compte que 200 écrites !…
Il faut dire enfin que la diversité, l’immensité et la complexité de cette thématique, a d’une part, suscité la réactivité de l’assistance, mais d’autre part, une certaine « frustration » d’aussi bien les trois intervenants que ceux de la salle de ne pas pouvoir aller jusqu’au bout de leur comble, faute de temps imparti. Cependant, il ressort de cette discussion que le continent africain est l’origine de l’humanité et le bastion des civilisation en général, d’autant plus que l’Afrique du Nord, plus précisément, constituait le fief des civilisations, confirmées par les études et les recherches, tels les ibéro-mauresques, les phéniciens, les grecs, les pharaons, les romains, les byzantins, l’Islam et ce d’après les découvertes dont celle du crâne du premier homo sapiens de l’histoire humaine à la montagne Ighoud au Maroc de 315 000 ans, ainsi que la découverte de squelettes humains près de Casablanca qui datent de 776 000 ans…
