Dans certaines régions du Maroc, des piqûres de scorpion «représentent la première cause d’intoxications déclarées». C’est ce qu’indiquent les statistiques du Centre Anti-Poison et de Pharmacovigilance du Maroc (CAPM), publiées dans un numéro spécial de sa revue Toxicologie Maroc.
Selon le Centre, cette situation est causée par plusieurs facteurs dont le plus important est le climat. Certaines régions du Maroc ont un climat sec et aride, notamment les régions rurales du pays qui sont les plus exposées aux risques d’intoxication causées par les piqûres de scorpion.
Concernant la catégorie d’âge la plus concernée, l’étude effectuée par le CAPM entre les années 1990 et 2017 montre que «parmi les piqués, les enfants âgés de 15 ans ou moins représentent 27,15% de la population piquée».
L’étude réalisée par le CAPM relève que «ces piqûres sont dues à un scorpion noir dans 68 % des cas, qu’elles sont d’origine rurale dans 70% des cas, et qu’elles surviennent à domicile dans 77 % des cas», précisant que «la piqûre survient entre 18 h et 6h dans 70 % des cas et touche les parties distales dans 70% des cas».
Concernant les périodes de l’année où le taux de piqûres de scorpion est le plus élevé, le CAPM note que «les piqûres s’observent particulièrement entre avril et octobre (75 %) avec un pic entre juillet et août (48%), en raison de l’intense activité du scorpion à cette période».
En conclusion, présentant la cartographie des régions les plus exposées aux piqûres de scorpion, le Centre indique que «la région la plus à risque est celle de Marrakech Safi avec 28,5% de cas recensés, suivie de la région Souss Massa (21%), Draa Tafilalt (15%), talonnée par Béni Méllal Khénifra (14%), Casa Settat (10%) et Fès Méknès (2%).»