Par Saoudi El Amalki
Depuis déjà pas moins de quatre décennies, il fut un réel militant de la question du secteur dont il défendait la cause corps et âme, sans relâche. Lauréat de l’Institut Supérieur du Tourisme de la capitale du Détroit, il fait ses preuves de stratège assidu et pugnace durant un parcours aussi ardu que tenace dans les méandres du domaine, dans la capitale du Souss.
Au cœur d’une constellation d’opérateurs, Abderrahim Oummani, car c’est de lui qu’il s’agit, s’est érigé, durant un parcours des plus éloquents, en véritable mentor magnanime de l’activité touristique au service de laquelle il a combattu contre vents et marées, dans les affres d’un secteur imbu de velléités et d’incertitudes. Pendant sa carrière mirobolante où il escaladait les multiples marches de la hiérarchie, il brillait dans chacune de ses conquêtes, par son sens de l’ordre et de la doigté qu’il héritait de son bref passage au service civil. Abderrahim Oummani se donnait de la peine pour marquer son aura qu’il honorait à merveille dans les diverses missions qu’il s’était assignées avec efficience et panache, à la tête des ouvrages de haute responsabilité.
A chaque fois, il faisait montre de probité et de tact avec son entourage tant dans le secteur qu’il ne cesse de chérir et magnifier que dans les affaires publiques. Il nouait de parfaits liens de cordialité et de respect avec la panoplie d’institutions dont la presse, toutes lignes éditoriales confondues. Il eut, entre autres, l’idée géniale de tenir, en mois de septembre, le carnaval à l’aide d’une parade à pavoisement en couleurs sillonnant les artères de la ville, l’occasion de la journée internationale du tourisme. Tout au long de ses mandats au Conseil Régional du Tourisme (CRT) d’Agadir-Souss Massa après s’être occupé brillamment de l’Association d’Industrie Hôtelière (AIH), il travaillait d’arrache-pied pour sublimer une destination qui lui tenait tant à cœur. Pour lui, le travail est une croyance à toute épreuve, auquel il croit du fond des fibres, en dépit de toutes les contraintes rencontrées. Le romancier et philosophe de l’ère Lumières, Denis Diderot, disait un jour : « Il faut être enthousiaste dans son métier pour y exceller ! ». Abderrahim Oummani est assurément convaincu de la notion du travail qu’il déploie et s’efforce de faire valoir son engouement débonnaire, à tout rompre. Son endurance et sa dextérité lui valaient l’admiration des professionnels du tourisme, mais également les partenaires et les intervenants du secteur.
Au vu de son palmarès colossal et majestueux qu’il s’est somptueusement étoffé, à travers le sérieux et sa sagacité, il se positionne, sans doute comme l’un des pionniers du tourisme régional qui ont scellé de leur empreinte indélébile, l’itinéraire de cette constituante vital de l’économie nationale. En guise de reconnaissance et d’estime envers ce pinacle du tourisme régional, on lui offrira une gerbe muguet et de tulipe, tout en lui dédiant un extrait du poème de Charles Baudelaire, intitulé :
Hymne ( du recueil fleurs du mal)
Comment, amour incorruptible,
T’exprimer avec vérité ?
Grain de musc qui gis, invisible,
Au fond de mon éternité !
À la très bonne, à la très belle
Qui fait ma joie et ma santé,
À l’ange, à l’idole immortelle,
Salut en l’immortalité !