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Portrait d’Agadir Chaïmaa Dahmaz, le génie dans tous ses éclats

Saoudi El Amalki

Simone de Beauvoir, l’illustre essayiste française, martèle un jour : « On ne naît pas femme, on le devient ! » Cette citation conviendrait bien à nombre de femmes qui mettent le pied à l’étrier pour se faire une belle carrière dans tel ou tel univers. Dans une société où l’homme se payerait le luxe de piétiner à la femme, le droit de s’affirmer comme la nôtre, elle finit par se résigner et s’estomper dans la pénombre. Cependant, pas toutes fort heureusement, puisqu’il en existe celles qui défient l’arbitraire sociétal et s’en vont relever, avec cran et vaillance le challenge, dans le guêpier de l’irrévérence …

On en citera à Agadir une bonne pléiade dont l’aura et l’auréole rayonnent dans leur domaine pas aussi aisé que l’on peut imaginer. Chaïmaa Dahmaz fait, à coup sûr, partie de cette trempe de braves femmes qui impressionnent par leur ingéniosité et charisme. Chaïmaa s’en est allée en Chine afin de poursuivre ses études supérieures pour six ans en international trade and business, tout en apprenant couramment le mandarin et s’attribuant le diplôme approprié. Puis, Chaïmaa a atterri en Espagne pour s’octroyer la distinction de mérite en marketing. Elle est revenue au bercail, la tête bien repue de Savoir et l’esprit fort imbu d’Ambition, dans les dédales de la vie active…

Rassasiée pareil à une outre et féconde telle un œuf, elle s’érige à la tête de l’Agence de voyages MTS que son père Rachid Dahmaz avait montée pour survoler cette activité de taille, dans les méandres laborieux du tourisme. Il est bien évident de relever l’influence manifeste du père qui a longuement roulé sa bosse dans le secteur, sur sa jeune progéniture émergente. Progressivement, Chaïmaa s’imprègne corps et âme, dans l’engrenage de la filière touristique nécessitant beaucoup d’éveil, de tact et de subtilité. Elle s’en sort à merveille et se hisse au cercle des professionnels, en passe d’acquérir toute l’appréciation et la marque escomptée. À la voir caracoler avec vitalité et verve dans les divers recoins du stand Maroc au Salon du WTM, tout récemment, comme une abeille bûcheuse, on a bien l’impression que cette fille toute flamboyante de vie et de travail, est promue à un avenir fort prometteur. Le jeune poète français, Arthur Rimbaud, disait à ce propos : « La vie fleurit par le travail ! »…

En effet, le travail n’est pas seulement une source de revenu, mais aussi un moyen de s’accomplir et de se nantir d’un épanouissement personnel. C’est ce que Chaïmaa tente de se faire exécuter tout en ayant un riche legs cognitif et professionnel pour pouvoir le faire, acquis dans ses apprentissages, sous les cieux pékinois et péninsulaires, très connus par la hargne du travail, mais également s’inspirant de la rage de réussir de son père qui, tout au long de son parcours, se faisait cogner par les affres de la vie et se relevait à chaque culbute comme un roc du rifain qu’il est. Chaïmaa a bien la chance d’être la fille d’un paternel pareil mais également elle fait preuve d’une capacité ardue et ardente de ne pas naître, une cuillère à la bouche mais devenir une femme, comme l’a si bien indiqué l’écrivaine-philosophe de la célèbre œuvre, « Les mandarins »…

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