Saoudi El Amalki
Le patriotisme est un acte chevaleresque qui se révèle au grand jour, envers la Patrie, dans l’audace et l’engagement… Les patriotes sont pluriels et leurs outils divers : certains le sont dans l’aire de combat frontal contre l’ennemi, d’autres en font preuve au sein des multiples scènes tributionnelles, tandis qu’une pléiade le font prévaloir, par la culture, la créativité ou encore la presse… Youssef Gharib, est un fervent activiste de la société civile, au sens noble du terme, a choisi, depuis longtemps, d’emprunter l’art d’écrire en rhétorique et en finesse hors pair. Ses écrits sont de réels chef-d’œuvres, de par les métaphores captivantes dont il fait usage chaque fois, par le message politique, la morale cultuelle ou l’érudition inspiratrice.
Il s’informe et se documente afin de procréer un texte d’actualité sur tel ou tel exercice, avec ardeur et engouement, mais aussi avec rigueur et dextérité infaillibles, au point de présenter un produit littéraire où se tressent magistralement la teneur politique, la charge créative et la limpidité messagère. Cependant, il ne fait pas de doute que le plus bel emploi ironique où il excelle à merveille, c’est à coup sûr, quand il aborde les niaiseries de la junte d’Alger, à tel point qu’il en devient un spécialiste à part entière.
Gharib se plaît à dénoncer son animosité chronique à l’égard du Maroc, à fustiger leurs attitudes pernicieuses et à mettre à nu leur crispation à tenter vainement à nuire à notre pays. A ce propos, il prend beaucoup de peine à suivre leurs complots sur la scène universelle et s’en va dénicher leurs machinations pour en faire un sujet de dérision, avec un tel patriotisme, une telle vaillance qu’il force l’admiration de son fidèle lectorat dans les réseaux sociaux.
Forgé dans les méandres d’une vieille école progressiste du champ politique nationale et aguerri dans les dédales de la vie associative, Youssef Gharib a façonné de fortes valeurs et vertus de démocratie et de patriotisme qu’il véhicule en fluidité et témérité exemplaires dans son domaine de l’écriture journalistique honnête et cristalline infesté à présent, hélas de beaucoup d’intrusion et de médiocrité.
En signe de considération et de gratitude à son égard, on lui offrira une gerbe de jasmin et de muguet, tout en lui dédiant un extrait de poème du militant palestinien feu Mahmoud Darwich :
J’ai la nostalgie du pain et du café de ma mère
Des caresses de mère
Et l’enfance grandit en moi,
Du jour en jour,
Et je chéris ma vie car,
Si je mourais,
J’aurais honte des larmes
De ma mère !
