Le prince saoudien Al-Walid ben Talal, a annoncé avoir acquis 2,3% des actions de catégorie A de l’éditeur de l’appli de messagerie. Le prince a investi autour de 250 millions de dollars, constituant son investissement au fur et à mesure, jusqu’au 25 mai 2018.
« Snapchat est l’une des plateformes de médias sociaux les plus innovantes dans le monde et nous pensons qu’elle a seulement commencé à gratter la surface de son vrai potentiel, et nous sommes bénis de pouvoir en faire partie », se réjouit-il dans un communiqué.
C’est une prise de participation de plus dans le secteur de la tech pour le Prince Al-Walid, qui possède déjà des parts de Twitter et Lyft.
Le prince a rencontré Evan Spiegel et Imran Khan, respectivement DG et directeur stratégique de Snap, en 2015, selon le communiqué.
La nouvelle intervient en même temps que l’annonce des résultats de Snap pour le deuxième trimestre de 2018. Malgré d’importantes pertes et la baisse du nombre d’utilisateurs actifs quotidiens pour la première fois depuis son introduction en bourse, Snap a vu son action bondir après-bourse, car ses résultats ont dépassé les attentes de Wall Street.
Le prince Al-Walid a dépensé 11 dollars par action pour ses parts dans Snap. C’est dans la fourchette basse de l’action de l’entreprise pour l’année écoulée. Celle-ci est tombée à 10,50 dollars en mai.
L’investissement est l’un des premiers annoncés par le prince depuis qu’il a été libéré de sa détention en Arabie saoudite en janvier. Le prince Al-Walid était l’un des membres les plus proéminents dans le groupe de dizaines de membres de la famille royale et officiels de haut rang arrêtés par les autorités à l’automne dernier pour des allégations de corruption.
Il a été remis en liberté après avoir trouvé un accord financier avec le procureur général du royaume.
Malgré une participation relativement élevée, le prince Al-Walid n’aura pas son mot à dire sur la gestion de Snap. C’est dû au fait que les actions de catégorie A n’offrent aucun droit de vote dans les affaires de l’entreprise.
Pratiquement toutes les voix sont contrôlées par Spiegel et son co-fondateur, Robert Murphy, à travers leurs actions de catégorie C.
