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Protection des biens publics: Est-ce la fin de l’impunité?

L’Association Marocaine pour la protection des biens publics (AMPBP) a tenu, lundi 4 février à Rabat, une réunion avec la présidence du parquet  général. Au menu: les affaires de corruption et de détournement portées actuellement devant la justice suite aux requêtes adressées par l’Association au Ministère public.

Au cours de cette rencontre, l’accent a été mis notamment sur les difficultés et les problèmes qui se posent lors du traitement de ces affaires tout au long des différentes phases aussi bien d’investigation, d’enquête ou de jugement.

L’AMPBP a insisté à cet effet sur le rôle dévolu au pouvoir judiciaire dans la lutte contre la corruption et la dilapidation des biens publics, estimant nécessaire sa contribution à la moralisation de la vie publique et la  lutte contre l’impunité dans les cas de crimes financiers et économiques.

L’accent a été, en outre, mis sur certains jugements rendus dans des affaires de ce genre et qui sont en violation de la loi ce qui envoie un signal négatif dans le combat nécessaire contre la corruption, la dilapidation et  gaspillage de fonds publics.

Dans une déclaration à telegramme.info, le président de l’Association marocaine de protection des biens publics, Mohamed El Ghalloussi, « la réunion a été positive et constituera une étape importante pour le renforcement de la relation de coopération constructive entre l’Association et la présidence du ministère public, afin de surmonter les difficultés rencontrées en matière de traitement des affaires de corruption compte tenu notamment d’un certain manque de confiance suite au sort réservé à certaines plaintes »

Driss Moubarak, qui coiffe la section du sud de l’Association, a indiqué, pour sa part, avoir remis à la présidence du ministère public la liste des dossiers qui constituent l’objet des actions en justice engagées par la section du sud de l’AMPBP, ajoutant que le sort de ces plaintes varie d’un dossier à l’autre.

La coopération avec la présidence du parquet est de nature à activer les délais pris par les investigations préliminaires, a-t-il ajouté.
Le président de la section sud a indiqué que l’Association attend des réponses concernant la suite donnée à un certain nombre de dossiers examinés avec la présidence du ministère public, tels que les dysfonctionnements au niveau de l’Agence de promotion et de développement des provinces du sud entre 2004-2008, la dilapidation des deniers publics suite à la cession d’un terrain à une partie non méritante par l’ancien président de la commune urbaine d’Agadir ainsi que des cas de dérives financières dans les communes d’Imouzzer et Aksri relevant de la préfecture d’Agadir Ida Outanane.

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