Les jugements émis par le tribunal de première instance d’Agadir, dans le cadre de ce qu’on appelle communément « affaires liées à la Corruption électorale » propres à l’élection des membres de la chambre des conseillers, ces dits jugements favorisent pleinement le PJD et le PAM à dominer largement l’action électorale dans la région de Souss, a déclaré une source partisane.
La même source a ajouté que ces verdicts visaient spécialement de gros pôles électoraux appartenant au Rassemblement National des Indépendantistes (RNI) et au parti de l’Istiqlal (PI) de manière à les affaiblir et à imposer une retraite électorale anticipée sur leurs symboles.
De son côté, une source du RNI a indiqué qu’un de ses cadres aurait été mécontent de la façon avec laquelle son parti a remis en cause ces jugements, préférant recourir à la justice lui-même sans rien attendre du parti dont l’intervention était décevante.
A noter que le tribunal de première instance d’Agadir a condamné, le 7 mars 2016, le président du conseil régional Souss Massa, Ibrahim Al Hafidi, à trois mois de prison avec sursis et d’une amende de 40000 dirhams, en plus de sa privation de se présenter pour deux mandats législatifs d’affilée.
D’autres jugements ont également concerné Mohamed Boudlal, le conseiller parlementaire, qui a écopé de quatre mois de prison avec sursis, de 50000 dirhams d’amende et d’une privation de la même durée.
La même instance a doublement condamné Mohamed Said Karam, conseiller parlementaire et président de la commune de Sidi Oussai, du parti de l’Istiqlal à quatre mois de prison avec sursis, 50000 dirhams d’amende, et d’une privation pour deux mandats premièrement, ainsi que trois mois de prison avec sursis, d’une amende de 40000 dirhams deuxièmement. Les mêmes sentences ont accablé Said Dour, parlementaire représentant la province de Chtouka.
Par ailleurs, AL Arabi AL Kanssi, l’ex-président de la municipalité de Lqliaa et Hassan Al Marhoum de Tiznit ont été condamnés tous les deux à trois mois de prison avec sursis, 40000 dirhams d’amende et une privation pour deux mandats.
Jamal Khayr Eddine