L’artiste Rachid Taha, décédé en France des suites d’une crise cardiaque à l’âge de 59 ans a été inhumé après la prière du vendredi dans sa ville natale de Sig en Algérie, rapporte l’agence APS.
Né en Algérie, alors française, en 1958, Rachid Taha a quitté le pays à 10 ans pour la France, où il a passé sa vie. Enfant du rock et du punk, il n’a jamais oublié ses racines algériennes et a associé à ces genres des sonorités orientales, notamment celles du raï, né au début du XXe siècle dans la région d’Oran, avant de se moderniser et s’exporter dans les années 1980 et 1990.
En sortant en 1998 son album « Diwan » de reprises « chaâbi », Rachid Taha a aussi fait connaître à travers le monde ce genre musical algérois, dont le nom signifie « populaire » en arabe.
En 2016, Rachid Taha a reçu une Victoire de la musique pour l’ensemble de sa carrière. Il s’apprêtait à sortir un nouvel album, dont le premier morceau devait s’intituler « Je suis africain ».
La mort de l’artiste continuait de susciter de nombreuses réactions en France et en Algérie. La musique franco-algérienne a perdu son « porte-étendard » après la mort de Rachid Taha, selon la radio musicale Radio Nova.