Politique

Retrait du PPS du gouvernement: le PJD regrette…Amina Maelainine salue

Au lendemain de la décision du Parti du Progrès et du socialisme (PPS) de se retirer du gouvernement El Otmani, le Parti de la Justice et du Développement (PJD) réagit à travers son porte-parole.

Sur sa page Facebook, Slimane El Omrani, vice-secrétaire général et porte-parole du PJD, a réagi ce mercredi 2 octobre à la décision du Bureau politique du Parti de Nabil Benabdallah. « Nous exprimons notre reconnaissance envers le PPS et nous sommes fiers de nos relations et de la coopération entre les deux partis au niveau gouvernemental (…) Si le PPS a décidé de quitter le navire du gouvernement, nous ne pouvons que regretter cela. Une décision de ce genre ne peut qu’être respectée, en espérant le maintien de la relation entre les deux partis et son renforcement », a-t-il écrit.

La députée Amina Maelainine a réagi également au retrait du PPS. Sur sa page Facebook, elle a salué une « décision respectable d’un parti respectable ». Pour elle, ce retrait n’avait rien d’une surprise, mais bien au contraire il était « attendu comme le laissaient entendre les derniers communiqués du PPS », affirme-t-elle.

Pour Maelainine, le parti du Livre « parle politique alors que la plupart des partis ont décidé de ne plus le faire ». « Le PJD doit être le premier parti à exprimer son respect pour la décision de nos camarades par attachement au principe de fidélité », estime-t-elle. Et de rappeler que le PPS a dû « payer très cher » son alliance avec le PJD et qu’il ne peut être accusé, suite à sa décision, et « tout d’un coup » de favoriser la « surenchère » ou « l’intérêt du parti ».

La députée du PJD se montre convaincue quant à la nécessité de redonner à la politique ses lettres de noblesse. Elle en fait même une condition sine qua non pour « réussir le modèle de développement et mener le combat de la reconnaissance des droits et libertés ».

Le PPS doit relever « le défi démocratique », estime Maelainine, souhaitant que « le souffle politique » retrouve sa place au sein des partis politiques « pour leur permettre de jouer concrètement leur rôle. En attendant que son vœu soit exaucé, la députée dit que le retrait du parti du Livre lui rappelle les propos l’ex-ministre française de la Justice, Christiane Taubira: « Parfois résister c’est rester, parfois résister c’est partir. Par fidélité à soi, à nous. Pour le dernier mot, à l’éthique et au droit ».

En quittant la majorité actuelle que conduit le PJD – dans l’intention de rallier les rangs de l’opposition – le Parti des camarades d’Ali Yaâta met un terme à sa participation gouvernementale, devenue coutumière, persistante depuis 22 ans.

 

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