La presse économiquehebdomadaire a consacré ses gros titres, analyses, focus et dossiers à plusieurs sujets d’actualité, dont les crédits immobiliers pour lesquels il est prévu des taux fixes de moins de 4 pc, l’industrie automobile désormais premier secteur exportateur du pays avec un chiffre d’affaires de 50 milliards de dh, l’offensive des entreprises marocaines des TIC au pays des Pharaons, le bilan de la COP22, ainsi que les opérateurs marocains qui consolident leur position sur le marché des Emirats Arabes Unis en matière de fruits et légumes.
Bonne nouvelle pour les futurs acquéreurs de logements, avance d’emblée la Vie Eco, arguant que les taux du crédit immobilier devraient encore s’alléger un peu plus au cours des prochains mois après une baisse notable ces dernières années. Les taux fixes sur 15 et 20 ans accordés, depuis le début de l’année, vont de 4,5 pc à 5,25 pc avec une moyenne marché autour de 4,8 pc. Ils pourraient baisser davantage à moins d’un changement de fondamentaux du marché national, souligne la publication dans un article sous le titre « Crédit immobiliers : bientôt des taux fixes de moins de 4 pc ».
Ces taux ont, en effet, terminé le troisième trimestre 2016 à une moyenne de 5,34 pc, soit 10 points de base de moins que ce qui a été constaté le trimestre d’avant, rapporte l’hebdomadaire en citant la dernière enquête de Bank Al-Maghrib sur les taux débiteurs. Depuis 2015, on est à plus de 65 points de base de baisse, puisque les banques consentaient encore leurs financements immobiliers à 6 pc à cette date.
Les tarifs de financement allégés, couplés à la faiblesse des prix de l’immobilier, permettent aux acquéreurs de réaliser des économies intéressantes. Par exemple, un bien affiché à 2,2 mdh financé actuellement à crédit sur 20 ans revient, coût de financement inclus, à 3,15 millions, alors qu’il aurait coûté 3,6 millions en 2012. Cela fait donc une économie de 12,5 pc, en considérant une baisse de prix du mètre carré raisonnable sur la période de 7 pc et la révision à la baisse des taux d’intérêt de 5,25 à 4,5 appliqués aux bons dossiers, note le journal.
La Vie Eco braque, par ailleurs, les projecteurs sur l’industrie automobile avançant que l’objectif d’un taux d’intégration de 65 pc à l’horizon 2020 semble réalisable.
L’industrie automobile est désormais le premier secteur exportateur du pays avec un chiffre d’affaires de 50 milliards de dh et plus de 17 milliards de dhs de création de richesse locale, soit un taux d’intégration d’environ 35 pc, contre 25 pc il y a six ans, rapporte la publication citant des données de l’association marocaine de l’Industrie et du commerce automobile (AMICA).
Les opérateurs comptent maintenir cet élan en ciblant un taux d’intégration de 65 pc à l’horizon 2020. Autrement dit, dans 4 ans, seulement 35 pc des 3000 pièces qui comptent une voiture produite au Maroc seront importées, alors que tout le reste sera produit localement avec un effet d’entrainement certain sur les filières locales.
Finances News s’attaque, quant à lui, à l’offensive observée par les entreprises marocaines du secteur des TIC au pays des Pharaons, en soulignant que le marché égyptien, fort de plus de 91 millions de consommateurs, offre des opportunités de développement intéressantes aux entreprises ambitionnant d’y étendre leur activité.
La mission de prospection organisée récemment par Maroc Export au profit des entreprises marocaines évoluant dans le secteur des technologies de l’information et de la communication a été concluante à maints égards, croit savoir la publication arguant que la forte affluence des entreprises égyptiennes lors des BtoB (70 inscrites) et les multiples visites sur site témoignent clairement de l’intérêt que suscitent les opérateurs marocains fortement présents sur le continent, sachant que certains d’entre eux opèrent déjà en Europe.
La même publication s’interroge par ailleurs si la COP a tenu toutes ses promesses, en notant que le défi de l’équilibre entre l’adaptation et l’atténuation, parent pauvre de la finance climat, n’a pas été relevé.
La COP22 a-t-elle tenu toutes ses promesses? A-t-elle été à la hauteur des attentes particulièrement celles des pays les plus vulnérables au changement climatique? A-t-elle été effectivement celle de l’action? Pas vraiment, avance la publication sur fond d’analyse du bilan de cette grande messe climatique.
« Un bilan mitigé, sans réponses concrètes à certaines questions, notamment celles liées au financement », estime Finances News qui avance dans ce sens que les règles d’application de l’Accord de Paris ne seront mises au point qu’en 2018, soit à la COP24.
Son confrère, « Challenge » fait remarquer qu’un nuage gris plane sur le Projet de Loi de Finances 2017, ajoutant que les propositions fiscales de ce projet traduisent surtout « une volonté de continuité en matière de simplification, de clarification et d’harmonisation ».
Cependant, poursuit l’hebdomadaire, certaines de ces propositions prévoient de nouvelles dérogations fiscales, citant à titre d’exemple l’exonération temporaire en matière d’IR sur les salaires, pendant 24 mois de l’indemnité de stage mensuelle brute, plafonnée à 6.000 dirhams (DH), introduite par la Loi de finances 2013 et devant prendre fin le 31 décembre 2016.
Celle-ci devra être maintenue en permanence, constate la publication, s’interrogeant néanmoins sur la raison de plafonner cette indemnité de stage à 6.000 DH.
« Challenge » fait, par ailleurs, observer que les opérateurs marocains veulent consolider leur position sur le marché des Emirats Arabes Unis en matière de fruits et légumes, qui représente une porte d’entrée sur les autres marchés de l’espace Conseil de Coopération du Golfe (CCG).
« La marché émirati séduit de plus en plus les exportateurs marocains. 2ème marché alimentaire derrière l’Arabie Saoudite dans l’espace CCG, ce marché importe environ 90% de ses besoins alimentaires », écrit la publication, le qualifiant d' »opportunité pour les opérateurs marocains ».
Revenant sur la participation, sous la houlette de l’Etablissement autonome de Contrôle et de Coordination des Exportations (EACCE) de quelque 16 entreprises marocaines au Salon « World of Perishables » (WOP) de Dubai (13-15 novembre 2016), au cours duquel elles ont présenté une kyrielle de produits agricoles, l’hebdomadaire écrit que ce Salon leur a permis notamment d’instaurer une plateforme d’échange, à travers la programmation d’environ 400 rencontres BtoB entre les opérateurs marocains et les donneurs d’ordre de la région.
Citant un responsable de l’EACCE, le magazine observe que la logistique « constitue aujourd’hui une contrainte pour les opérateurs marocains ».
« Nous travaillons étroitement avec les logisticiens nationaux, notamment les grandes compagnies de fret maritime et aérien pour justement faciliter la pénétration sur les marchés asiatiques », ajoute la même source.
