La presse économique hebdomadaire a consacré cette semaine ses gros titres, commentaires et analyses à plusieurs sujets d’actualité, dont le Projet Loi de Finances (PLF) 2017, les ventes du secteur automobile, l’investissement public et le foncier.
Ainsi, « La Vie éco » focalise l’attention sur le Projet Loi de Finances (PLF) 2017, estimant que l’essentiel des mesures proposées dans ce texte paraissent traduire une volonté de réallouer les ressources publiques au profit de l’investissement, donc de l’entreprise de manière générale.
Il est significatif à cet égard que tandis que les dépenses budgétaires d’équipement prévues pour 2017 sont en hausse de 3,55% à 63,57 milliards de dirhams (MMDH), celles dédiées au fonctionnement sont en baisse de 0,5% à 182,5 MMDH, fait observer le journal.
Avec une croissance économique prévue à 4,5% et une inflation à 1,7%, le niveau de dépenses du personnel devrait représenter moins de 10% du PIB en 2017. Ce serait une première si la prévision se réalisait, écrit la publication.
Sous le titre « Automobile : les professionnels tablent sur une croissance de 10 à 15% à partir de 2017 », « La Vie éco » constate que l’euphorie se prolonge chez les concessionnaires de voitures.
A fin septembre, les ventes de véhicules particuliers culminent à 110.205 unités, en hausse de 30% comparativement aux neuf premiers mois de 2015, fait savoir la publication.
C’est dire que le secteur s’approche des 121.000 unités vendues sur toute l’année 2015, record de la profession à ce jour. Une évolution expliquée par l’offre et la demande, relève l’hebdomadaire.
Son confrère, « Challenge » revient sur le foncier qui continue à être considéré comme l’un des obstacles majeurs au développement de l’investissement au Maroc, malgré les efforts importants consentis par l’Etat.
Certes, grâce au développement des plateformes industrielles intégrées (P2i), le Maroc a accumulé de l’expérience en matière de mise en place d’espace d’accueil industriel, mais les efforts accomplis n’ont pas permis de résoudre de manière structurelle la problématiques d’accès pour les opérateurs industriels, en particulier à proximité des grandes métropoles comme Casablanca et Tanger, écrit la publication.
L’hebdomadaire propose deux mesures complémentaires, à savoir la création d’une agence foncière dédiée à l’industrie et le développement de zones d’activités locatives.
Par ailleurs, « Challenge » jette la lumière sur le secteur des plantes aromatiques et médicinales qui offre de réelles opportunités de développement pour l’économie marocaine.
Avec 41 écosystèmes et 7.000 espèces végétales dont 4.500 espèces de plantes vasculaires, le Maroc constitue, en méditerranée, un véritable réservoir phylogénétique, fait savoir le journal, notant que parmi cette diversité floristique, 600 espèces sont réputées pour leur usage aromatique et en médecine traditionnelle. Toutefois, seules 80 espèces sont timidement exploitées.
D’après le journal, le Maroc, 12è exportateur mondial des PAM, exporte environ l’équivalent de 300 millions de dirhams (MDH) en PAM sous différentes formes et environ 165 MDH d’huiles essentielles.
Pour sa part, « Finances News » écrit que les Maroc qui consacre une part importante de son budget à l’investissement public, soit 30%, n’en récolte pas, toutefois, les bénéfices attendus tant au plan de l’accélération du rythme de croissance que de sa régularité.
Faisant remarquer que le coefficient ICOR (nombre d’unités d’investissements pour un point supplémentaires de PIB) ressort à 7,7 pour le Maroc, 3,5 pour la Malaisie et 2,9 pour la Corée du Sud, l’hebdomadaire estime que « le Maroc n’est pas en mesure d’accumuler le capital physique sans une amélioration significative de sa productivité et de son épargne nationale ».
Citant un économiste, « Finance News » relève encore qu’en matière d’investissement, le Maroc se trouve dans une situation « capitalivore » comparable à celle des dragons asiatiques, durant les années 70, sauf que ces derniers, affichaient à l’époque, selon la même source, des taux de croissance de 7 à 8%.
Selon l’hebdomadaire, « le Maroc a donc intérêt à accumuler du capital physique au point de dégager des ressources financières à même de financer. Comme il est exhorté à veiller sur l’efficacité de la dépense publique ».
Sous le titre, « Classe moyenne cherche logement désespéramment « , « Finances News » écrit que malgré la forte demande, « ce type d’habitat, tel que conçu par l’Etat, reste boudé par les promoteurs ».
D’après l’hebdomadaire, « L’habitat intermédiaire ou moyen standing destiné à la classe moyenne n’arrive pas à décoller. Malgré les mesures lancées par l’Etat, le segment ne séduit pas les promoteurs ».
En effet, les incitations fiscales mises en place ne peuvent générer la marge souhaitée par les professionnels et le cahier des charges imposé par le gouvernement reste dissuasif, souligne l’hebdomadaire citant un expert en immobilier.
Rappelant que dans l’offre pour la classe moyenne, la superficie commence à partir de de 80 m2, « Finance News » estime que « ce schéma peut être rentable dans les petites ou moyennes villes ou dans les périphéries des métropoles. Mais dans les grandes cités comme Casablanca ou Rabat, ce schéma est inconcevable, les promoteurs cherchant à optimiser le foncier. Ils préfèrent dès lors le haut standing où ils peuvent engranger plus de marges ».
