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Revue de presse économique hebdomadaire

Plusieurs sujets d’actualité ont suscité l’intérêt de la presse économique hebdomadaire qui y a consacré cette semaine ses gros titres, dossiers et focus, en particulier le Projet de Loi de Finances 2017, le contentieux bancaire, les coulisses des futures banques participatives et les créances en souffrance des promoteurs immobiliers.

Ainsi, Finances News scrute le PLF2017 en jetant un zoom sur les mesures fiscales censées répondre aux orientations de la note de cadrage du Chef du gouvernement. Ladite note, rappelle la publication, a donné la priorité à la dynamisation de la transformation structurelle de l’économie nationale à travers la focalisation sur l’industrialisation et l’exportation autant qu’elle a mis en exergue la nécessité du renforcement de la compétitivité de l’économie et de la promotion de l’investissement privé.

Finances News met ainsi sous la loupe les mesures fiscales contenues dans la PLF2017, à savoir la promotion de l’industrie et l’export, axe prioritaire devant permettre de redynamiser le tissu industriel , à travers une série de mesures à destination des petites structures, notamment celles qui fournissent les gros donneurs d’ordre. Les mesures qui suivent sont issues de la nouvelle charte d’investissement présentée en juillet par le ministère de l’industrie, rapporte la publication, en précisant qu’il s’agit de l’exonération de l’IS pour les sociétés industrielles nouvellement créées pendant les 5dernières années, l’extension de l’avantage à l’export en matière d’IS à l’exportateur indirect et l’octroi des avantages « zones franches d’exportation » à certaines entreprises hors zones franches.

En matière de promotion de l’investissement privé, les mesures fiscales concernent l’imposition de la subvention d’investissement affectée à l’acquisition des terrains pouvant être étalée sur 10 ans, l’adaptation du délai d’exonération de la TVA sur les biens d’investissement et l’exonération de la TVA des nouveaux projets d’investissement, rappelle le journal, ajoutant que pour la mobilisation de l’épargne, deux mesures principales sont à retenir, en l’occurrence l’extension de la neutralité de l’IS aux opérations de cession de tous les actifs éligibles à la titrisation et la transparence fiscales pour les OPCI.

Concernant la fiscalité verte, le PLF2017 prévoit l’exonération de la vignette pour les véhicules hybrides et électriques ainsi que le droit d’importation de 2,5 pc pour les intrants servant à la fabrication de panneaux photovoltaïques.

Pour sa part, Challenge jette la lumière sur le contentieux bancaire, en soulignant d’emblée que l’assainissement du stock des impayés bancaires qui grossit d’année en année nécessite une gestion intelligente qui rompt avec les anciennes pratiques. Si le recouvrement judiciaire reste toujours incontournable, il faut admettre que la complexité de plus en plus croissante des dossiers contentieux impose la recherche de solutions innovantes.

La publication rappelle dans ce cadre que les créances en souffrance se sont inscrites sur un trend haussier durant les trois dernières années. A fin 2015, elles ont atteint 57,7 milliards de dirhams contre 43,9 milliards en 2013.

Sous le titre « Dans les coulisses des futures banques participatives », « La Vie Eco » écrit qu’avant de s’engager dans la bataille aux parts de marché, les opérateurs veulent d’abord traiter le large déficit de connaissance de cette nouvelle industrie.

« Il s’agira avant toute chose de mener un grand effort de sensibilisation et d’éducation de la clientèle potentielle », observe l’hebdomadaire, citant le Directeur du projet de banque participative de BMCE Bank, Mohamed Maarouf.

Étayant ce constat, l’hebdomadaire note l’exemple d’une action commerciale, menée récemment, dont il est ressorti que « tout juste 5% de la clientèle ont une connaissance préalable des solutions de financement participatif ».

Citant les propos du Président du Directoire de Dar Assafaa, Youssef Baghdadi, la publication écrit que « beaucoup de clients ont aujourd’hui la certitude que les établissements participatifs offriront des crédits gratuits ».

Pour faire face à ce déficit de connaissance, les opérateurs sont appelés à agir de concert, en menant conjointement des actions à l’échelle de tout le secteur, pour éduquer et mieux informer la clientèle afin que le marché démarre sur de bonnes bases, estime « La Vie Eco ».

Par ailleurs, « La Vie Eco » constate que les banques optent de plus en plus pour le recouvrement non conventionnel de créances en souffrance des promoteurs immobiliers plutôt que de faire jouer leurs hypothèques.

Ces montages ont commencé à être utilisés de manière récurrente depuis les débuts du marasme du secteur immobilier, confie un professionnel à l’hebdomadaire.

Dans ce contexte, et sachant que les créances en souffrance des promoteurs immobiliers n’ont fait que croître ces derniers temps, « l’on ne s’étonnera pas d’apprendre que les banques cumulent actuellement dans leur bilan pour plus de 11 milliards de dirhams d’actifs issus de dations en paiement et de vente à réméré ».

Ce qui marque, selon Bank Al-Maghrib, une véritable montée en flèche en quelques années, écrit la publication, soulignant que les établissements ne devraient pas ralentir le mouvement sur le recouvrement non conventionnel vu la morosité persistante du secteur immobilier et sachant que le projet de Loi de Finances 2017 introduit la neutralité fiscale pour la vente à réméré, « une mesure attendue de longue date par les professionnels pour renforcer leurs recours ces mécanismes ».

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