Voici les principaux titres développés par la presse hebdomadaire.:
*La Nouvelle Tribune. :
– L’actuelle majorité est incapable de produire un bilan gouvernemental commun, ce qui entraîne un « chacun pour soi » particulièrement déplorable pour l’image de ces partis et l’idée même de coalition majoritaire. Le PPS dresse son bilan sur la base de l’activité de ses ministres tandis que le RNI, qui occupe des postes stratégiques s’arroge le bénéficie de toutes les avancées. Mais aucune de ces formations, et encore moins les autres (le PJD et le MP), n’a songé à lier son bilan à la déplorable situation économique et sociale que traverse le Royaume depuis plusieurs mois.
– Législatives d’octobre : Les Ittihadis visent la première place. Chez les socialistes de l’USFP, le moral est apparemment au beau fixe. « Nous avons toutes les chances, les compétences et tous les moyens qu’il faut pour remporter la première place lors des prochaines échéances », a indiqué le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachgar, tout en précisant que le discours de la bipolarisation PJD-PAM véhiculé à tort et à travers n’est que de l’illusion.
*La Dépêche du Maroc. :
– Le programme électoral du PAM pour les législatives prochaines a été rendu public lors d’une conférence de presse à Casablanca. Selon le secrétaire général du parti Ilyas El Omari, ce programme est une plateforme contractuelle exprimant une volonté collective de garantir le droit au développement, à la dignité, à la sécurité et à la stabilité pour tous les citoyens. Dans le volet économique, le PAM ambitionne la réalisation d’un nouveau modèle de développement permettent t’atteindre un taux de croissance de 6%. Il compte créer environ 150.000 emplois annuellement. Le parti du tracteur aspire aussi à augmenter la part de l’industrie dans le PIB à 20 %, contre 14% actuellement.
– Mohamed Chiguer, économiste, a déclaré que l’impact des banques islamiques ne provoquera pas une « révolution ». Dans un entretien au journal, Chiguer a affirmé que le coût d’un crédit octroyé par une banque participative « sera beaucoup plus élevé que ceux octroyés par les banques traditionnelles », car « tout simplement une banque participative ne joue pas le rôle d’intermédiaire financier, mais celui de commerçant ».
*Le Canard Libéré. :
– Les sacs plastique ont fait récemment leur réapparition dans certains commerces de proximité ambulants et sédentaires. Seul changement, le prix du produit interdit qui a doublé : 40DH le kilo au lieu de 20 avant l’interdiction officielle. Ce qui laisse croire que les fabriques de plastique informelles continuent leur activité malgré l’entrée en vigueur de la loi interdisant les sacs en plastique.
– Les chefs de plusieurs partis politiques, Chabat, Mezouar, Benabdallah et Lachgar, ont décidé de ne pas se représenter aux prochaines législatives. Motif avancé : leur volonté de se consacrer entièrement à leur parti. Mais, très peu sûrs de leur popularité parmi les électeurs, les intéressés craignent de subir une défaite humiliante face à des adversaires lambda et de moindre envergure. Il faut vraiment disposer d’un vrai ancrage local pour se lancer dans la bataille en toute confiance.
*L’Observateur du Maroc et d’Afrique. :
– Le bilan du gouvernement à l’épreuve des chiffres. Entre ce qu’a annoncé le gouvernement et ce qu’il a réalisé, le gap est immense. Le gouvernement avait promis de réaliser un taux de croissance de 5,5% en moyenne sur la durée de son mandat. On en a été loin avec une moyenne aux alentours de 3%. De même, sa promesse de ramener le taux de chômage à 8% à l’horizon 2016 n’a pas été tenue. Ce taux flirte aujourd’hui les 10%. Pour ce qui est de l’habitat, la déclaration gouvernementale tablait sur la réduction du déficit en logement de plus de 840.000 unités à 400.000. Or, selon les tous récents chiffres officiels, on doit être à moins de 500.000.
– Mauvais œil : un tir amical fâcheux. Lahcen Haddad, le ministre du Tourisme, aurait fait l’objet d’une véritable opération de torpillage à vue de la part de ses amis du parti. Haddad était un prétendant sérieux à la succession au patron actuel Mohand Laenser. Il fallait le dégommer. On lui a refusé l’accréditation à Khouribga, ce qui l’a poussé à chercher refuge ailleurs. L’Istiqlal ? Le PAM ? A cette heure, rien n’a été encore décidé.
*Le Temps.:
– L’Institution du Médiateur vient de livrer son bilan au titre des cinq dernières années. Si le nombre des plaintes est en recul, il n’en demeure pas moins que les départements ministériels visés sont encore les mêmes! Au cours des cinq dernières années, 7 plaintes sur 10 ont été jugées en dehors de son champ de compétences. Le Médiateur a jugé que seulement 9.636 plaintes reçues relevaient de ses prérogatives, soit 38.080 requêtes invalides.
– La Bourse des valeurs de Casablanca vient de se doter d’un outil technologique avant-gardiste. Une toute nouvelle plateforme baptisée « Millenium », mise en place avec le concours de l’un des plus grandes places financières mondiales, la Bourse de Londres. Cette nouvelle plateforme est articulée autour de deux applications: « Millenium ExchangeTM », solution intégrée de cotation et de négociations, et « Millenium SurveillanceTM », solution de surveillance du marché. L’implémentation de cette structure a été motivée par des impératifs technologiques et stratégiques.
*Le Reporter.:
– Le vrai spectacle électoral commence. Le 7 octobre, les citoyens marocains sont appelés aux urnes. L’enjeu vaut bien une mobilisation! et les candidats -partis et individus- en sont bien conscients. Plus qu’une mobilisation, c’est une guerre sans merci déjà en cours. Guerre entre majorité et opposition sur le bilan du gouvernement, guerre entre partis au sein de la majorité (sur le mode « si quelque chose a réussi, c’est grâce à moi ») et guerre au sein même des partis.
– Aïd Al-Adha est annoncé pour le lundi 12 septembre. Cette fête est perçue de manière particulière par les Marocains. Nombreux sont les citoyens qui se serrent la ceinture pour pouvoir acquérir un mouton. Cette année, Aïd Al-Adha coïncide avec la fin des vacances d’été et la rentrée scolaire, ce qui n’arrange guère, financièrement parlant, les affaires des ménages les plus modestes.
*Finances News Hebdo.:
– La Chambre des représentants a voté et adopté, en août dernier, la loi 59-13 portant modification du code des assurances et créant l’assurance Takaful, sans amendements majeurs. Selon l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance (ACAPS), les textes d’application verront le jour « d’ici la fin de l’année courante ». Ils doivent préciser la liste des catégories d’assurance Takaful, le traitement des excédents du compte Takaful ainsi que les règles prudentielles.
– La rentrée s’annonce chaude, très chaude même pour l’équipe aux manettes à un mois de la période électorale, notamment pour mener à bon port quelques chantiers ouverts. A priori, le temps semble réduit pour les parachever et d’aucuns restent très sceptiques quant à leur finalisation. Si chantier prioritaire il y a, c’est d’aboutir à un taux de croissance continu, indépendamment de la clémence du ciel et qui profite à toutes les catégories sociales. La réforme de la retraite est également l’un des principaux chantiers favorisant l’équité sociale.
*La Vie Eco.:
– La CGEM est toute prête de finaliser ses propositions fiscales pour la loi de Finances 2017. Elle a déjà reçu les doléances des fédérations sectorielles et est bien avancée dans la préparation des mesures transversales. Le tout sera validé lors du conseil d’administration de la Confédération prévu fin septembre et présenté par la suite à l’Exécutif. IS progressif, fiscalité de groupe, droits de timbre sur les cessions d’actions, remboursement de TVA, avantages sectoriels et fiscalité verte sont les principales propositions actuellement sur la table.
– Les médecins, à qui le gouvernement a promis l’adoption de l’assurance maladie des indépendants d’ici la fin de l’année, montent au créneau. Et pour cause, même si la loi en question est votée par la deuxième Chambre, elle ne peut être appliquée sans l’adoption du projet de loi relatif à la retraite des indépendants qui, lui, accuse du retard. Pour les parties prenantes, la séparation du projet de couverture sociale en deux volets a été une erreur stratégique.
*Challenge.:
– Au niveau national, le droit de pétition est régi par la loi organique fixant les conditions et modalités d’exercice du droit de présentation des pétitions aux pouvoirs publics. Selon ce texte, la pétition doit être signée par au moins 5.000 personnes. Elle est présentée soit au chef de gouvernement, soit au président de la Chambre des représentants ou à celui de la deuxième Chambre. La pétition doit être d’intérêt général, les demandes, les propositions et les recommandations qu’elle contient doivent être légales.
– La préparation du projet de Loi de finances 2017 se fait à un rythme très politisé et dans le cadre d’une course contre la montre. Les cadres des différentes directions du ministère de l’Économie et des finances sont mis à rude épreuve pour que les montages juridiques, les tableaux des charges et des ressources soient prêts, bien avant les délais que la nouvelle loi organique des finances a fixés.
