Voici les principaux titres développés par la presse hebdomadaire.:
*Le Temps.:
– Malgré l’impact de la baisse des cours des produits phosphatés, le Groupe OCP a pu maintenir ses agrégats financiers au vert et continuer son programme d’investissement à long terme, initié depuis 2008. Le groupe a ainsi réussi à garder une bonne marge de manœuvre en dépit d’une conjoncture difficile. Le début de l’année 2016 a connu une baisse mondiale des importations de produits phosphatés en raison de la constitution par les pays importateurs de stocks conséquents en 2015, année qui a connu un boom des exportations chinoises, ce qui avait engendré également une chute de 30% des cours du phosphate sur les marchés internationaux.
– Correspondant à la seconde phase du « Plan de développement 2020 » mis en place par l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), cette rentrée 2016-2017 a été actée par 501.000 places pédagogiques avec 15 nouveaux établissements. A cet effet, l’Office a renforcé les parcours des formations professionnelles en mettant à la disposition des jeunes stagiaires souhaitant passer le baccalauréat professionnel quelque 30.489 places pédagogiques, soit 9% de l’ensemble de son offre de formation.
*L’Observateur du Maroc et d’Afrique.:
– Le Maroc a déposé, officiellement, sa demande de réintégration de l’Union africaine. La décision avait été annoncée avant le dernier sommet de l’organisation. Le Maroc y revient, parce que la stabilité du continent fait partie des enjeux planétaires et qu’il peut y contribuer fortement. C’est à cette aune-là qu’il faut évaluer le retour du Royaume, pays essentiel dans la lutte contre le terrorisme.
– Le Maroc, qui a pris des décisions concrètes pour améliorer l’environnement des industriels, a misé sur l’industrie automobile qui a généré 5 milliards de dollars de revenus en 2015, contre 400 millions de dollars onze ans plus tôt, et a permis la création de 67.000 emplois, a indiqué dans un entretien au journal le ministre français de l’Économie et des finances, Michel Sapin. Il a souligné que la politique proactive du Maroc sur le continent africain fait d’ailleurs de ce pays le véritable détenteur des clés du développement du continent.
*La Vie Eco.:
– Une crise risque d’éclater dans le secteur immobilier. N’ayant pu remplir leurs engagements dans le cadre des conventions signées avec l’État pour la construction d’unités à 250.000 DH, de nombreux promoteurs pourraient être amenés à restituer les avantages fiscaux dont ils ont déjà profité, ce qui, au vu des montants en jeu, pourrait leur porter l’estocade. Le fisc s’est déjà montré intransigeant vis-à-vis de certains petits promoteurs qui n’ont pas survécu aux redressements. La Fédération nationale des promoteurs immobiliers suggère à l’État d’accorder une prorogation exceptionnelle des délais pour certains opérateurs en difficulté.
– L’industrie aéronautique au Maroc entame un nouveau palier de croissance. Un protocole d’accord entre l’État marocain et l’avionneur Boeing a été signé le 27 septembre à Tanger, sous la présidence de SM le Roi Mohammed VI, pour la création d’un écosystème d’équipementiers aéronautiques. Cet écosystème d’envergure mené par le géant mondial Boeing générera un chiffre d’affaires annuel supplémentaire à l’export d’un milliard de dollars, entraînera l’implantation de 120 nouveaux fournisseurs du constructeur et permettra la création de 8.700 nouveaux emplois spécialisés.
*La Dépêche du Maroc.:
– Culture, emploi, retraites, droits des femmes et des enfants, réforme pénale, dette extérieure,… le prochain cabinet aura de sérieux défis à relever, notamment ceux qui trainent depuis longtemps dans les tiroirs. L’arrivée d’une nouvelle équipe rodée à la chose publique et à l’écoute des revendications des citoyens ne sera pas de trop pour en venir à bout des dossiers hérités du gouvernement Benkirane. En santé, malgré les quelques actions positives menées sous la houlette du ministre El Houcine Louardi (…) l’accès aux soins reste un grand défi, surtout qu’il se mesure principalement par rapport aux infrastructures.
– Jusque-là, les études portant sur l’emploi au Maroc se penchaient uniquement sur l’offre, la demande, le chômage ou encore la relation entre l’emploi et la croissance. Mais aujourd’hui, le département de l’Emploi ambitionne de combler ce déficit en analyses pertinentes et informations fiables et par là même, mieux cerner les éléments déterminants de l’emploi au niveau macroéconomique. Pour ce faire, le ministère en charge de l’Emploi et des affaires sociales, que dirige Abdesslam Seddiki, entend lancer une analyse sur le coût et la productivité du travail au Maroc. Ladite étude coûtera en effet pas moins de 1,8 million de dirhams.
*Challenge.:
– C’est une campagne électorale bien spécifique qui s’est engagée. Et au lieu qu’elle soit un moment de débat démocratique sain, pour évaluer le bilan de cinq années de politiques publiques, la campagne semble déraper vers des terrains glissants où certains veulent utiliser les symboles de la nation pour attirer le plus de voix possibles. D’où la réaction de l’État qui a décidé enfin d’intervenir pour recadrer le jeu électoral et le ramener à ses justes proportions (…) Il y a d’abord le dernier discours du Trône. En vertu de ses pouvoirs constitutionnels, le Souverain en tant qu’incarnation de la continuité de l’État, d’arbitre et de garant du respect des institutions, a réagi pour recadrer le débat électoral.
– Le Maroc s’achemine-t-il vers une privatisation au pas de charge de son système éducatif ? Les chiffres de rentrée scolaire 2016/17 mettent en exergue la désaffection pour le public (recul de près de 100.000 élèves en dix ans) et la montée en puissance du privé qui revendique, désormais, 17% des effectifs dans le primaire et près de 10% ans le cycle secondaire et qualifiant. Avec une école publique moribonde et une absence totale de régulation des frais de scolarité chez le privé, la ségrégation scolaire qui en découle ne peut que maintenir le Maroc parmi les pays les plus mal notés par le PNUD en matière de développement humain.
*Le Canard Libéré.:
– C’est la première fois que l’UMT appelle clairement à voter contre le gouvernement, s’écartant ainsi de sa neutralité habituelle. Le patron du principal syndicat national, Miloudi Moukharik, a exhorté ses militants à prendre massivement non seulement le chemin des urnes le 7 octobre mais à sanctionner la locomotive du gouvernement qu’est le PJD. Moukharik veut sanctionner ce qu’il considère comme une marginalisation des syndicats dans le dialogue et le passage en force d’Abdelilah Benkirane sur des dossiers essentiels, principalement celui de la réforme des retraites et le code de la mutualité.
– Le patronat souhaite vivement que le prochain gouvernement prenne en compte ses propositions qui sont essentiellement à caractère fiscal. C’est dans ce sens que le président de la Commission fiscale de la CGEM, Abdelkader Boukhriss, a présenté, lors d’un point de presse organisé le 27 septembre au siège de la CGEM, les propositions fiscales de la confédération pour le projet de loi de finances 2017 qui a été présenté récemment au Souverain en conseil des ministres. Ces mesures vont de l’IS à l’IR en passant par la TVA et l’intégration du secteur informel, sans oublier les droits d’enregistrement et le contrôle fiscal.
