Le fait que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, succombe aux mirages d’une thèse séparatiste dénote d’un cruel manque de discernement et d’un refus d’accepter une vérité aussi claire que limpide: « le Maroc restera dans son Sahara et le Sahara demeurera dans son Maroc jusqu’à la fin des temps ».
En puisant dans une terminologie jamais utilisée par ses prédécesseurs et en qualifiant d' »occupation » le recouvrement par le Maroc de son intégrité territoriale, le secrétaire général des Nations Unies a fait signifier qu’il a perdu le sens de la neutralité et a choisi de terminer son mandat de manière absurde au risque de remettre en question les efforts visant à parvenir à une solution pacifique et définitive au conflit artificiel autour de la souveraineté du Maroc sur son Sahara.
N’aurait-il pas été plus sage que Ban Ki-moon fasse preuve d’objectivité et de neutralité, lors de sa dernière visite dans la région, et poursuive les efforts de médiation censés amener les différentes parties à la table des négociations sur la base de l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc, une proposition qui a sorti le conflit artificiel autour du Sahara de la stagnation ambiante en offrant une vraie alternative à des thèses séparatistes anachroniques ?
Aussi, n’aurait-il pas été plus judicieux que Ban Ki-moon écoute la voix de la raison, sortie, il y a huit ans, de la bouche de l’ancien envoyé onusien pour le Sahara Peter Van Walsum, qui avait affirmé que le choix de l' »indépendance » soutenu par le polisario et l’Algérie était » irréaliste et irréalisable », au lieu de faire des déclarations à rebours de la loi internationale et des règles de neutralité régissant l’action onusienne ?
De même, il aurait été plus sage que le chef de l’ONU dénonce les conditions de vie inhumaines des populations sahraouies séquestrées dans la grande prison qu’est Tindouf sur le sol algérien, un lieu où toutes les formes d’abus, de torture et de détournement des aides humanitaires sont commises par le polisario. Ces pratiques démontrées, preuves à l’appui, dans les rapports le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Office Européen de Lutte Anti-Fraude (OLAF) et combinées au manque de perspectives ont transformé les camps de Tindouf en une pépinière pour les réseaux du terrorisme transcontinental.
Au lieu de cela, Ban Ki-moon a préféré tenir des propos malavisés depuis l’Algérie, un pays dont le rôle dans la création et le soutien financier et logistique du polisario n’est plus à établir et qui ne ménage aucun effort pour contrarier l’unité territoriale d’un pays voisin, uniquement en raison du développement qu’il a réalisé -sans avoir ni gaz ni pétrole-, grâce à la volonté d’un peuple uni derrière un leader clairvoyant.
Avant de léser des millions de Marocains par des propos préjudiciables, n’aurait-il pas été plus sage, par souci d’équité, de faire la comparaison entre les provinces du sud, où la population sahraouie vit dans la sécurité et la stabilité, et les camps de la honte à Tindouf, où l’humiliation et le manque d’horizons sont monnaie courante?.
Pour quelle raison Ban Ki-Moon n’a-t-il pas été capable de répondre à l’appel de plusieurs pays et organisations internationales, dont la sienne, en faveur d’un recensement des populations des camps de Tindouf et d’appeler l’Algérie et sa création à garantir le droit au libre déplacement de ces populations afin qu’elles puissent regagner leur mère patrie pour y vivre dans la dignité ?
En affichant ses positions, Ban Ki-moon aura choisi d’ignorer les livres d’histoire qui illustrent les liens légitimes de la Bei’a entre les tribus sahraouies et les Sultans du Maroc et prouvent que le Sahara a toujours été et restera marocain étant donné qu’il s’agit d’une question d’existence et non pas de frontières pour l’ensemble des Marocains.