Le décret no 2.17.535 portant statut particulier du corps interministériel des infirmiers et techniciens de la santé adopté, récemment en conseil de gouvernement, puise son importance du fait qu’il permettra la régularisation de la situation financière de 12.000 infirmiers au niveau national, afin qu’ils puissent mener leurs missions dans les meilleurs conditions.
Ce personnel de la santé a longtemps attendu (depuis 1993) pour voir l’une de ses revendications satisfaite et ce après un long processus de dialogue responsable entre le gouvernement et les partenaires sociaux en vue de mobiliser les ressources financières nécessaires à l’adoption de ce texte, étant donné que le gouvernement a débloqué une enveloppe budgétaire de 250 millions de dhs sur deux ans.
Le décret vise à créer un statut particulier au corps interministériel des infirmiers et techniciens de la santé, l’objectif étant de faire recruter les diplômés des nouveaux instituts, titulaires de licences en études paramédicales, et de les classer dans des grades conformément aux diplômes obtenus. Il aspire également à rendre justice et à reconnaître l’équivalence administrative en vue de régulariser la situation administrative de la catégorie des fonctionnaires infirmiers, diplômés des instituts de formation aux carrières de santé et titulaires de diplômes nationaux, et de permettre au reste des diplômés nationaux et titulaires de diplômes similaires d’accéder aux différents grades de ce corps.
Le projet est porteur de dispositions permettant l’intégration des infirmiers licenciés de l’Etat de 2è grade (échelle 9), titulaires d’un diplôme de l’Etat (1er cycle) remis par les instituts de formation aux carrières de santé (IFCS), dans le premier grade (échelle 10), outre l’intégration des infirmiers licenciés de l’Etat de 2è grade (échelle 10), titulaires du diplôme de 2è cycle remis par les IFCS, dans le grade supérieur (échelle 11).
Dans ce même cadre, des mesures ont été entreprises par le ministère portant notamment sur l’ouverture graduelle du premier Master pédagogique dans les sciences de l’infirmerie et les techniques de la santé dans les villes d’Agadir, Marrakech, Casablanca, Rabat, Tétouan, Fès et Oujda, ainsi l’ouverture du master dans les facultés nationales devant les infirmiers de premier cycle, diplômés en études paramédicales aux Instituts de formation des cadres de santé (IFCS).
Ces mesures concernent aussi l’ouverture d’un doctorat au profit des infirmiers du 2ème cycle diplômés en études paramédicales aux IFCS. Les différentes mesures entreprises par le ministère en vue de régulariser la situation scientifique et administrative des infirmiers concrétisent sa politique visant à placer les ressources humaines au centre du système de la santé national étant donné qu’elle est un pilier primordial à même de réussir les chantiers de réforme, d’améliorer la qualité des prestations destinés aux citoyens et les hisser au niveau escompté.
Le ministère a relevé dans ce cadre que plusieurs mesures ont été prises pour garantir la mise en œuvre des dispositions de l’accord de 5 juillet 2015, relatif au dialogue social qui a placé les ressources humaines au centre de sa nouvelle stratégie sectorielle 2017-2021, en vue de protéger et promouvoir les différents acquis et les importants résultats réalisés à la faveur du corps médical.
Le département de la santé exprime dans ce sens sa détermination à poursuivre le processus du dialogue social avec les différents syndicats, étant convaincu que ces efforts ne peuvent aboutir sans une action commune et une concertation avec l’ensemble des partenaires.
