Donald Trump a officiellement annoncé mardi qu’il allait nommer Rex Tillerson, le PDG de la compagnie pétrolière Exxon Mobil, à la tête du département américain d’Etat.
« Sa ténacité, son expérience élargie et sa compréhension profonde de la géopolitique en font un excellent choix pour le poste de secrétaire d’Etat. Il favorisera la stabilité régionale et se concentrera sur les intérêts essentiels de la sécurité nationale des Etats-Unis », souligne le président élu dans un communiqué diffusé par son équipe de transition.
Plusieurs parlementaires des deux bords de l’échiquier politique ont pourtant fait part de leur préoccupation devant la perspective de voir Tillerson diriger la diplomatie américaine.
Depuis 2011, le PDG d’Exxon Mobil, qui est âgé de 64 ans, a signé onze partenariats avec Rosneft, la principale compagnie pétrolière russe, et il a reçu en 2013, la décoration de l’ordre de l’Amitié des mains du président Vladimir Poutine.
« Il sera un avocat déterminé et lucide des intérêts nationaux vitaux de l’Amérique et contribuera à inverser des années de politiques et d’initiatives extérieures erronées qui ont affaibli la sécurité et le statut de l’Amérique dans le monde », a poursuivi Trump.
Le nom de Tillerson circulait depuis plusieurs jours. Selon une source proche de l’équipe de transition, le soutien que lui ont apporté James Becker et Condoleezza Rice, deux anciens secrétaires d’Etat, et Robert Gates, ex-patron du Pentagone, a emporté la décision.
L’appui de ces poids lourds de précédentes administrations fédérales pourrait aider le Texan à surmonter lors des audiences de confirmation les réticences du Sénat, où sa proximité avec le Kremlin n’est pas du goût de tous.
« J’ai des inquiétudes. Il est de notoriété publique qu’il a une relation très étroite avec Vladimir Poutine », a ainsi souligné John McCain, sénateur de l’Arizona et candidat malheureux du Parti républicain à l’élection présidentielle de 2008.
Tillerson pourrait être secondé au département d’Etat par John Bolton, ancien ambassadeur à l’Onu qui fut l’un des artisans de l’intervention militaire de 2003 en Irak et campe sur des positions très tranchées concernant les relations avec l’Iran.
