Le chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed, l’un des principaux candidats à la présidentielle anticipée prévue le 15 septembre, a annoncé avoir renoncé à la nationalité française avant le dépôt de sa candidature, comme le demande la Constitution tunisienne.
« Comme des centaines de milliers de Tunisiens qui ont résidé et travaillé à l’étranger, j’avais une deuxième nationalité », a écrit M. Chahed sur sa page Facebook officielle, précisant qu’il avait présenté une demande pour y renoncer avant le dépôt de sa candidature à la présidentielle.
https://www.facebook.com/Youssefchahedofficiel/posts/2319446378294435
Youssef Chahed a appelé les autres candidats possédant une autre nationalité à effectuer « la même procédure ».
L’article 74 de la Constitution stipule que si le candidat à la présidentielle « est titulaire d’une autre nationalité que la nationalité tunisienne, il doit présenter dans le dossier de candidature un engagement stipulant l’abandon de l’autre nationalité à l’annonce de son élection en tant que président de la République ».
L’élection prévue le 15 septembre
Devenu en 2016, à 40 ans, le plus jeune Premier ministre de la Tunisie, Youssef Chahed avait été nommé par le président défunt Béji Caïd Essebsi pour succéder à Habib Essid.
Le premier tour de la présidentielle aura lieu le 15 septembre.
Initialement prévue en fin d’année, cette élection a été avancée à la suite du décès de Béji Caïd Essebsi, qui, en 2014, a été le premier président démocratiquement élu au suffrage universel de l’histoire moderne de la Tunisie.
Vingt-six candidatures, dont celle de Youssef Chahed, ont été validées et 71 écartées, au terme d’un examen préliminaire des dossiers, a annoncé le 14 août l’Instance chargée des élections en Tunisie (Isie). La liste finale sera publiée le 31 août.