Saoudi El Amalki
Un peu plus d’un an, jour pour jour, le nouveau Wali débarque dans la capitale du Souss. Petit à petit, il s’investit tout feu, tout flamme dans le breuil dru d’un entrain métropolitain enclenché par le Souverain en février 2020. Sitôt, il innove les starting-blocks afin de ragaillardir les champions de laborieuse cavalcade de structuration de ville, du fond en comble. Pour ce faire, il tient un discours fluide, limpide et mobilisateur et se lance de plein fouet, un brainstorming fécond, à plein régime en direction de toutes les forces vives de la région, en vue de libérer les propos, fédérer les énergies et faire germer les pensées. Au four et au moulin, il imprime à l’ébauche une cadence soutenue, tel un sprinter passionné de franchir la ligne d’arrivée, bien avant tous les sparring-parteners. Il mène tambour battant, la grande chevauchée hanté sans cesse par la rage de vaincre tous les challenges, en étant présent sur tous les fronts de l’enjeu du développement tous azimuts. Il convainc par son ton persuasif et vainc les épreuves par la résilience et la verve qu’il y insuffle sans compter… Un an après son irruption dans nos murs, il est en passe de faire sensation, par un rigorisme avéré et un lyrisme ébahissant. Il se fait vite entourer des bonnes volontés, empreint de civisme et de loyalisme incandescents, en véritable panthéon de haute chevalerie. Il ponctue quasiment le Programme de Développement Urbain (PDU) en apothéose, par sa maestria et pédagogie de l’intellectuel et de l’académicien qu’il est, dans les délais prévus en dépit des dépassements en temps et fonds, dûs à la conjoncture virale qui s’est abattue sur l’ensemble de la planète. D’aucuns diraient que l’auteur de ces « éloges », issu d’une école non habituée à ce type d’exercices, mais, justement cette école nationale est fort connue pour son réalisme et son honnêteté ! Il faut donc rendre à César ce qui appartient à César, comme disait l’autre. On devrait alors s’estimer chanceux de tomber sur un modèle de gouvernance citoyenne et volontariste qui s’imprègne de patriotisme à tenir en haleine tout un chacun, épris de l’état et devenir de la région. Il y a lieu d’avoir présent à l’esprit que l’intérêt Central que porte le Roi à cette contrée, longtemps laissée-pour-compte, nécessite des relayeurs de sa trempe, en vue de relever les défis de la Centralité métropolitaine Royale ! Le travail est l’arme infaillible de faire aboutir les choses et le Wali en raffole et en fait « contaminer » son entourage pluriel pour assurer la floraison de la ville. Arthur Rimbaud, jeune et subtil poète français du 19ème siècle avait dit un une citation concise mais combien expressive par son talent poétique : « La vie fleurit par le travail ! ».
