Le maire de Las Margaritas a été ciblé par des paysans mécontents de ne pas avoir reçu d’aides. La police a été envoyée sur place pour rétablir l’ordre.
Le maire de Las Margaritas au Mexique a du croire que sa dernière heure était arrivée. Selon les autorités, il a été traîné dans les rues de la ville à l’arrière d’un véhicule. Les auteurs des faits, des paysans indigènes du sud du Mexique étaient mécontents de ne pas avoir reçu le versement d’aides. Les faits se sont déroulés mardi lorsqu’une trentaine d’indigènes Tojolabal, armés de bâtons, ont fait irruption dans les bureaux du maire de la ville de Las Margaritas, dans l’Etat du Chiapas (sud).
Des témoins ont raconté aux enquêteurs que les hommes ont attrapé l’édile, Jorge Luis Escandon, l’ont entraîné dehors et l’ont attaché à un pick-up. Ils l’ont ainsi traîné sur plusieurs dizaines de mètres dans les rues de la ville, avant que la police et des fonctionnaires interviennent pour le libérer. Le maire n’a pas été blessé.
Amarrado a una camioneta, habitantes de la comunidad Santa Rita Invernadero arrastran al alcalde de Las Margaritas, Jorge Luis Escandón. Vía @PortavozChiapas . pic.twitter.com/KAWle3ZXhk
— José Juan Balcázar (@jjconfines) October 8, 2019
Le procureur de l’Etat, Jorge Luis Llaven, a indiqué que les assaillants réclamaient davantage de subventions publiques, et notamment des versements en espèces, pour leur communauté. Le gouvernement de gauche d’Andres Manuel Lopez Obrador a mis en oeuvre une politique d’assistance sociale qui comprend notamment des versements en espèces, afin d’enrayer la corruption en supprimant les intermédiaires bureaucratiques.
Onze personnes ont été arrêtées et la police de l’Etat a été envoyée à Las Margaritas pour rétablir l’ordre. Ce n’est pas la première fois que les paysans de cette communauté protestent violemment. Il y a quatre mois, ils avaient vandalisé les locaux de la mairie, demandant au maire de tenir ses promesses de campagne.