Le président russe Vladimir Poutine a discuté avec les membres du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie des mesures supplémentaires pour assurer la sécurité des citoyens et des infrastructures en Crimée à la lumière de l’attaque « terroriste » déjouée par les forces spéciales russes dans la péninsule, indique jeudi le service de presse du Kremlin.
« Le chef de l’Etat a tenu une réunion d’urgence avec les membres du Conseil de sécurité pour discuter des mesures supplémentaires pour assurer la sécurité des citoyens et des infrastructures critiques de la Crimée au milieu de l’attaque terroriste déjouée par les forces spéciales de la Russiesur la péninsule », souligne le Kremlin .
« Les parties ont examiné en détail les scénarios de mesures de sécurité anti-terroriste sur la frontière terrestre et dans les espaces maritime et aérien de la Crimée », ajoute-t-on de même source.
La réunion a également porté sur les accords conclus lors des réunions du président russe avec les dirigeants de l’Azerbaïdjan, l’Iran, la Turquie et l’Arménie. Les participants ont également discuté des questions sociales et économiques russes actuels.
La réunion s’est déroulée en présence du Premier ministre russe Dmitri Medvedev, du chef du cabinet du Kremlin Sergueï Ivanov, du ministre de la Défense Sergueï Choïgou, du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, du chef des services de renseignements extérieurs Mikhail Fradkov, du secrétaire du Conseil de sécurité Nikolaï Patrouchev et du chef du service fédéral de sécurité Alexander Bortnikov.
Le président Vladimir Poutine a accusé mercredi les autorités ukrainiennes « d’être passées à la terreur » après l’annonce par les services secrets russes d' »attentats terroristes » déjoués en Crimée et préparés, selon Moscou, par l’Ukraine.
Les services secrets russes (FSB) ont affirmé mercredi avoir « déjoué en Crimée des attentats terroristes ayant pour cible des éléments cruciaux de l’infrastructure de cette péninsule » annexée en 2014 par la Russie et qui visaient à « déstabiliser la situation ».
Le président ukrainien Petro Porochenko a rejeté toutes les accusations en les qualifiant d' »absurdes et cyniques ».
