The Wilson Center a publié un dossier consacré à l’étude du « spectre islamliste » dans la zone MENA. Au Maroc, le Think Tank US a recensé 3 grands courants de cette mouvance.
Ce dossier a traité les groupes, partis et milices islamistes, en Egypte, en Turquie, en Tunisie, Algérie, Yémen, Libye ou en Jordanie et bien évidement au Maroc.
Dans ce dernier, The Wilson Center a expliqué que la scène islamiste est animée par trois gros courants : les démocrates ambigüs : Le PJD, les radicaux « pacifistes » : Al Adl Wa Al Ihsan et les extrémistes violents : les « jihadistes ».
Selon The Wilson Center, si le PJD qui gouverne actuellement le Maroc se normalise politiquement au prix d’une part non négligeable de sa popularité et les djihadistes qui tentent de rejoindre daech s’acculent dans les marges de la société et sont strictement traités sécuritairement, la force islamiste qui garde assez de volume et d’influence sur la scène islamiste marocaine est Al Adl Wa Al Ihsan (Justice et Bienfaisance).
Pour le Think Tank Washingtonien, ne dérogeant point à leur radicalisme premier et à leur antimonarchisme de principe, les islamistes d’Adl Wa Al Ihsan ont néanmoins commencé à faiblir ces derniers temps.
The Wilson Center en a écrit : « Le mouvement a une forte présence de base dans les universités et les organismes de bienfaisance sociale. Mais son influence a diminué depuis la mort de son fondateur Abdessalam Yassine, en Décembre 2012. En 2015, le groupe aurait encore environ200.000 adeptes, mais sa cohérence en tant qu’organisation a été sévèrement diminuée ».
