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2016 et 2030: Le Maroc ambitionne de développer sa production d’électricité propre de plus 10 000MW

Le Royaume du Maroc aura à développer entre 2016 et 2030 une capacité additionnelle de production d’électricité de sources renouvelables de plus de 10.000 MW, a affirmé, jeudi à New Delhi, le ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, Abdelkader Amara.

S’exprimant lors de la 4ème Conférence Inde-Afrique sur les hydrocarbures (India Africa Hydrocarbon Conference, IAHC), à laquelle le Maroc est invité d’honneur, le ministre a souligné la forte impulsion donnée par SM le Roi Mohamed VI, dans son allocution à l’occasion de la réunion des Chefs d’Etats lors de la COP21, tenue récemment à Paris, et dans laquelle le Souverain a affirmé la volonté du Royaume du Maroc de porter la part des énergies renouvelables de 42 % de puissance électrique installée, objectif fixé pour 2020, à 52 % à l’horizon 2030.

« Pour atteindre cet objectif, le Royaume du Maroc aura à développer, entre 2016 et 2030, une capacité additionnelle de production d’électricité de sources renouvelables de plus de 10.000 MW réparties entre le solaire 4.500 MW, l’éolien 4.200 MW, et l’hydro-électricité 1.300 MW », a souligné M. Amara, notant que « ce chantier grandiose est ouvert par la centrale solaire par Noor 1 de Ouarzazate, qui vient d’être mise en production, d’une capacité de 160 MW, un stockage de 3 heures et une technologie des miroirs cylindro-paraboliques ». Dans l’éolien, le Maroc a installé une capacité de 790 MW et 1000 MW sont en cours de développement, a ajouté le ministre marocain.

Le responsable a souligné l’importance que revêt l’investissement privé dans le développement des énergies renouvelables, relevant que c’est d’ailleurs le secteur privé qui a réalisé un des plus grands parcs éoliens de l’Afrique de 300 MW à Tarfaya.

Concernant l’exploration pétrolière et gazière, le ministre a indiqué que le Maroc dispose de bassins sédimentaires similaires à des régions productives dans l’on-shore de l’Afrique du Nord et dans l’offshore de l’Afrique de l’Ouest et du Golf du Mexique.

Il a relevé, à cet effet, que le Maroc a fait des découvertes modestes en pétrole et en gaz dans certains de ses bassins, mais ce secteur demeure sous-exploré, puisque sur les 900.000 Km2 de bassins sédimentaires que compte le pays, « la superficie couverte par l’exploration ne dépasse guère les 400.000Km² et seuls 313 forages d’exploration ont été réalisés jusqu’à maintenant ».

Le ministre a exprimé à cet égard sa satisfaction pour l’intérêt suscité par les bassins sédimentaires marocains puisque plus d’une trentaine de compagnies pétrolières internationales sont en train de les explorer dont Chevron, BP, Total, Repsol, Cosmos, etc.

Pour les hydrocarbures non conventionnels, a-t-il indiqué, le Maroc a évalué ses potentialités en schistes bitumineux depuis les années 80. « Il en ressort que nous disposons de réserves importantes estimées à 50 milliards de barils, ce qui place le Maroc au 6-ème rang mondial. Quant au gaz de schistes, des activités de prospection ont été lancées dans le cadre de contrats de reconnaissance », a encore révélé le ministre.

Tout en déplorant que le Maroc n’a pas encore de découverte importante en pétrole ou en gaz, M. Amara a souligné que le Royaume « reste déterminé à les explorer activement à travers l’amélioration continue de son attractivité ». « L’objectif étant de mobiliser plus de compagnies internationales pour les intéresser aux bassins sédimentaires marocains », a fait observer le ministre, soulignant que

« cet intérêt grandissant a été rendu possible grâce à plusieurs facteurs, en mettant en avant les réformes entreprises par le Royaume en matière de modernisation de son secteur énergétique, l’ouverture progressive de ses marchés et la décision du Gouvernement de mettre en place, cette année, une agence de régulation indépendante ».

Ce grand intérêt se manifeste aussi par le renforcement des infrastructures géologiques et géophysiques indispensables à l’exploration des bassins sédimentaires marocains, l’attractivité de la loi sur les hydrocarbures, qui donne 75% de parts d’intérêt aux compagnies pétrolières qui font de l’exploration et qui accorde des exonérations en matière d’impôt, de taxes et de droits de douanes, a ajouté le ministre.

Pour ce qui est du gaz naturel, le ministre a rappelé que le Maroc l’a déjà introduit dans le système énergétique en alimentant deux centrales à cycle combiné dans l’Est et le Nord du Maroc via le gazoduc Maghreb-Europe qui part de l’Algérie en Espagne, relevant que cette utilisation du gaz va être renforcée par l’importation du gaz naturel sous forme liquéfié.

 

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