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Maroc: Le taux de croissance pourrait atteindre 4,1 pc en 2017 (CMC)

Le taux de croissance économique au Maroc pourrait atteindre 4,1% en 2017, selon le Centre marocain de conjoncture (CMC).

Ce taux est calculé par le CMC sur la base du redressement du cycle des affaires et  sur la base des hypothèses portant sur les principaux facteurs d’anticipation de l’activité économique relevant aussi bien de l’environnement interne qu’externe.

Cette perspective implique une nette inflexion dans le sentier de croissance par comparaison à la situation de baisse d’activité qui a marqué l’exercice précédent, précise le CMC dans le numéro 31 d’Info-CMC, intitulé « Perspectives de reprise du cycle de production en 2017, hausse prévisible du PIB de 4,1% « , rappelant que l’année 2016 devrait enregistrer, selon les projections actuelles, l’une des plus faibles performances au cours des dernières années tant au niveau de la production que de la demande et des revenus avec un taux de croissance qui ne dépasserait pas 1,2%.

Dans ce sens, le CMC a fait savoir que la configuration sectorielle de la nouvelle dynamique de croissance fait apparaitre une contribution assez différenciée selon les branches d’activité.

En effet, la valeur ajoutée agricole afficherait sur la base d’une récolte céréalière atteignant le niveau moyen des cinq dernières années une progression estimée, sur la base des structures de production actuelles, à 7,6% en termes réels, a-t-il noté, indiquant que le secteur des industries manufacturières progressait, quant à lui, à un rythme légèrement plus soutenable que celui de l’exercice précédent, soit un taux de croissance en volume de 3,2%.

Les activités du bâtiment et travaux publics (BTP), dont la valeur ajouté devrait enregistrer une progression de 2% en 2017, consolideraient la dynamique de reprise engagée ces derniers mois avec la reprise de l’habitat social et la poursuite des programmes d’investissements en matière d’infrastructures de base, a ajouté le CMC.

De même, les secteurs du transport, des télécommunications et des autres services marchands, dont les niveaux d’activités seraient tirés par une demande de consommation plus vigoureuse ainsi que par le développement des activités des industries de transformation, du bâtiment et du tourisme, s’orienteraient à la hausse.

S’agissant du secteur du commerce, qui serait porté par l’expansion aussi bien de la production intérieure que des importations, devrait évoluer au cours de l’année 2017 dans des conditions plus favorables et réaliser une croissance de 5,3 %.

La croissance de l’économie nationale en 2017 serait ainsi tributaire des performances des activités primaires et de leur incidence sur la formation des revenus et le comportement de la demande intérieure. Elle serait également soutenue par la capacité des activités industrielles, commerciales et des services à consolider le potentiel de production en améliorant les taux d’utilisation de la capacité de production, à travers l’investissement et les gains d’efficience et de productivité.

Les options du programme de politique économique dans leurs dimensions budgétaire, monétaire et financière, devraient aussi avoir une incidence significative sur le rythme d’activité à travers l’influence qu’elles peuvent exercer sur le potentiel d’investissement, les revenus et le pouvoir d’achat, estime le CMC

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