Les organisations patronales des pays membres de l’Accord d’Agadir ont plaidé pour une intégration économique à travers l’impliquant du secteur privé et la consolidation de son rôle dans l’accélération économique des pays de la région.
Intervenant lors de l’ouverture de la réunion relative à la signature d’une convention portant sur la création du conseil d’affaires des pays membres de la convention d’Agadir, signée entre le Maroc, la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie en 2004 et entrée en vigueur en 2007, ces organisations ont souligné la nécessité d’encourager la collaboration entre les sociétés du secteur privé afin de pouvoir aboutir à de véritables success stories au niveau de ce partenariat.
Cet accord s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du processus de Barcelone visant la promotion de la coopération économique et commerciale entre les pays de l’union européenne et ceux du sud Méditerranéen à travers la création d’une zone de libre-échange euro-méditerranéenne, a affirmé M. Moulay Mohamed Moukil, directeur des affaires juridiques à l’unité technique de l’Accord d’Agadir.
L’unité a esquissé des discussions entre les pays membres afin d’aborder la deuxième phase des négociations relatives à la libéralisation du commerce des services sectoriels, a indiqué M. Moukil dans une allocution lue au nom de M. El Aid Mahssoussi , président exécutif de l’unité technique de l’Accord d’Agadir.
Pour sa part, le vice-président de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA), Hichem Elloumi, a fait savoir que la création de ce conseil contribuera à la réalisation du développement global et à une meilleure intégration économique régionale réussie pour les Etats membres.
Quant au premier vice-président de l’Union des industries égyptiennes, Mohamed El Bahi, il a appelé à la création d’un regroupement régional puissant en vue de renforcer les compétences commerciales et économiques des pays de la région et au développement du commerce et du partenariat économique dans la région euro-méditerranéenne.