La situation de blocage dans laquelle se trouve actuellement la commune de Drarga est très similaire à celle où se trouvait la commune d’Aït Ourir dans la province d’Al Haouz et dont le tribunal administratif de Marrakech a annoncé, mardi dernier, la dissolution de son conseil dirigé par le parti de la Justice et du développement (PJD).
La présidente PJDiste de la commune de Drarga a en effet perdu sa majorité et n’a pas pu tenir plusieurs sessions ni approuver plusieurs points relatifs à la gestion de la commune et cette perdure cela fait trois années maintenant. Une situation similaire au blocage qu’a vécu la commune d’Aïut Ourir où le PJD s’est trouvé minoritaire face à une opposition composée des parti du PAM, Istiqlal et UC ce qui a conduit à une paralysie totale pendant plusieurs années. Une paralysie face à laquelle le gouverneur d’Al Haouz a saisi le tribunal administratif de Marrakech pour faire appliquer l’article 72 de la loi organique n° 113-14 relative aux communes.
Il est à noter que l’article 72 de la loi relative aux communes stipule que: « si les intérêts de la communes sont menacés pour des raisons touchant au bon fonctionnement du conseil de la commune, le gouverneur de la préfecture ou de la province peut saisir le tribunal administratif aux fins de dissolution du conseil ».