Par Cherqui AMEUR
Depuis cinq ans, l’équipe de la caméra cachée programmée en prime time sur la deuxième chaîne 2M, fait subir aux téléspectateurs des scènes de torture et d’oppression symbolique au lieu d’être comme le veulent les normes qui régissent ce type d’émission, un moment de détente et d’humour léger.
Certains pourraient nous faire brondir les données de Maroc-métrie, une donnée sur laquelle personne ne peut manifester réclamation ou soupçon mais est-elle déterminante de la qualité d’un produit ? La réponse est négative sans hésitation car plusieurs spectateurs cherchent à découvrir et à chaque fois ils font renaître en eux l’espoir que la suivante serait la bonne. Mais, hélas ! aucune n’a été bonne.
Les faiseurs de cette émission ont-ils revu leurs rushes avant de montrer aux récepteurs des séquences avec des faux raccords flagrants comme le participant qui passe dans l’eau et qui apparait, dans la scène suivante, sans être mouillé ? Ont-ils voulu nous faire croire que devant un danger extrême une voiture, au lieu de se sauver, choisit de se garer juste à côté des fauves ? Ont-ils pensé que le téléspectateur s’est demandé qui filmait l’actrice sensée être abandonnée seule sur l’ilot à Bin El Ouidane ? Et ainsi de suite.
Le principe d’une caméra cachée, faut-il le rappeler, consiste surtout à créer des situations comiques sans mettre en danger le participant en adoptant des comportements qui suscitent son étonnement et son intégration. Ce type d’émission se base également sur la créativité et de s’éloigner des redites et des répétitions surtout que sa base essentielle doit être des scènes drôles de la vie quotidienne et il n’en manque pas.