Société

Agadir: Asmaa Benkerroum, une inspectrice à la recherche des indices laissés derrière les criminels

Par Zineb JANATI

« Aucun crime n’est parfait, il est seulement mal examiné », telle est la devise d’Asmaa Benkerroum, inspecteur de police principal préfectoral de l’identité judiciaire à Agadir.

Lorsque l’irréparable est commis, “ses collègues” de la police technique se rendent sur les lieux. Vêtus de combinaisons, masques, chaussons et gants, ils prennent une série de photos de ou des victime(s) et des objets afin d’immortaliser l’organisation générale de la scène de crime.

Ensuite, ces techniciens examinent minutieusement les lieux de méfaits, à la recherche de traces, indices, empreintes digitales ou données identitaires. Ces pistes , d’une importance cruciale, seront analysées au laboratoire: C’est à ce moment- ci où l’inspecteur Benkerroum apporte son expertise.

“Les pièces porteuses de traces rassemblées par mes collègues sont mises dans la chambre de fumigation qui est un moyen efficace pour révéler des empreintes sur diverses surfaces”, explique Asmaa précisant que la DGSN a mis en place, ces dernières années plusieurs laboratoires d’analyses de traces numériques d’une nouvelle génération de moyens de preuve, qui vient s’ajouter aux autres moyens de preuve tels que l’ADN ou le digital.

Faisant partie de l’équipe de “la Scientifique” , la jeune femme rassemble tout indice pouvant aider à identifier l’auteur du crime, avant de l’envoyer au laboratoire de police scientifique de DGSN pour davantage d’analyses.

Même si son travail se déroule , principalement, au laboratoire, ça lui arrive d’être présente sur une scène de crime, où rien n’est beau à voir, là inspecteur Benkerroum reconnaît que si l’on peut rien faire pour la victime on peut par contre retrouver le coupable pour que justice soit faite !

“Asmaa Benkerroum est l’un des éléments remarquables de la DGSN, qui ont fait preuve de sérieux, de dévouement et de respect envers ses collègues et supérieurs, témoigne le commissaire divisionnaire, Omar Ankloub, Chef de Service préfectoral de l’identité judiciaire d’Agadir.

C’est une jeune femme ambitieuse et dynamique , qui veille à développer en permanence son savoir et savoir-faire. Actuellement, elle est doctorante à l’Ecole nationale des sciences appliquées (ENSA) d’Agadir et la DGSN ne peut que se féliciter par ce genre de profils, a noté le responsable.

Originaire de Settat, la jeune policière a été mutée vers Agadir dans le cadre d’un regroupement familial avec son mari qui fait partie également de la famille de la DGSN.

Mère de deux filles, elle bénéficie d’une heure pour allaiter la plus petite, à l’instar de ses consoeurs travaillant dans la fonction publique. Travail, famille, études c’est ainsi qu’Asmaa organise ses journées.

En commémoration du 8 mars, Benkerroum a salué les réalisations tous azimuts de la femme marocaine en général et de la femme-policière en particulier, ainsi que son implication remarquable dans le processus de développement.

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