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Agadir Land: Le CRI Souss-Massa réaffirme l’engagement à soutenir le porteur du projet

Le directeur du Centre régional d’investissement (CRI) de Souss Massa, Khalil Nazih, a réaffirmé l’engagement de tous les acteurs locaux, aussi bien autorités locales, institutions élues et administrations, à soutenir le porteur du projet du parc d’attraction « Agadir Land », dans le cadre du souci d’encourager les investissements dans la région et d’améliorer le climat des affaires.

«Nous sommes attachés au projet. Nous avons foi en ce projet et nous avons foi dans l’investisseur», a indiqué M. Nazih lors d’un point de presse convoqué pour faire, dit-il, la lumière sur les questions suscitées autour de ce projet d’attraction (Agadir Land) et de camping « Agadir Camp ».

Aujourd’hui, le projet est suspendu après l’avis défavorable de l’agence urbaine compte tenu de la nature du site sur une colline mitoyenne d’Agadir Oufella, jugé «une zone forestière, montagneuse et au risque sismique élevé », a-t-il expliqué lors de cette rencontre tenue en présence du représentant de l’Agence.

Cet avis est conforté par les orientations du projet du Schéma directeur de l’aménagement urbain (SDAU) qui inscrit cette zone dans le domaine forestier et donc non constructible. La réalisation d’un tel projet dans cette zone est «une ligne rouge», a soutenu le directeur du CRI, la décision de l’Agence urbaine étant «contraignante».

Balayant d’un revers de main les rumeurs et allégations sur une prétendue intention de faire échec au porteur du projet et à la réalisation d’un tel investissement, le responsable a invoqué l’historique du projet qui témoigne, selon lui, de l’accompagnement et du soutien constants dont il a bénéficié depuis ses débuts de la part de l’ensemble des acteurs locaux aussi bien au niveau de la commission des investissements présidée par le Wali de la région que la commission des grands projets au sein de la commune urbaine d’Agadir.

Il a assuré que toutes les parties se sont déployées pour mobiliser l’assiette foncière devant accueillir les deux projets conformément aux dispositions et mesures de la gestion décentralisée de l’investissement et sous réserves d’entreprendre les études nécessaires et d’obtenir les autorisations indispensables.

Aujourd’hui, pour débloquer la situation, il a été proposé, a-t-il dit, à l’investisseur de garder le terrain actuel, objet d’un contrat de location d’une durée de 40 ans à un prix très avantageux, pour la réalisation d’un autre projet adapté à la nature du site.

En outre, il lui a été suggéré de réaliser ses projets dans deux sites distincts. Pour cela, trois terrains alternatifs ont été suggérés dans la commune de Drarga, à proximité du grand stade de la ville ainsi que dans la commune d’Anza. Réagissant aux interrogations de la presse sur les pertes occasionnées par l’investisseur des suites des travaux de terrassement et d’ouverture des accès au site, le directeur du CRI a insisté qu’à l’exception de l’autorisation provisoire accordée par la commune urbaine strictement en signe d’encouragement au projet, le promoteur ne dispose d’aucune autorisation pour entamer des travaux.

«Il s’agit d’une mauvaise appréciation de sa part mais aussi de la part d’autres parties», a-t-il néanmoins reconnu, faisant valoir comme ligne de défense «la bonne foi de tous pour justement permettre la réalisation du projet », ce qui en soit met à nu, poursuit-il, les allégations quant à un quelconque dessin pour empêcher qu’un tel parc d’attraction ne voit le jour comme véhiculées à tort par certains média ».

Le directeur du CRI a tenu enfin à préciser que dans le cadre du soutien à l’investissement, le Conseil régional a accepté de commanditer une « carte d’aptitude à l’urbanisation» en vue de délimiter les zones à risques et établira des cartes des aléas à différentes échelles.

Lors d’un récent point de presse, le directeur général des deux projets, Abdelaziz Houays, avait annoncé la suspension des travaux d’aménagement du site, en affirmant qu’«il s’agit d’une suspension jusqu’à nouvel ordre et non d’un abandon du projet».

Selon le promoteur, « Agadir Land » et « Agadir Camp », prévus sur une superficie d’environ 20 hectares, nécessiteront un investissement de 330 millions de dirhams.

(MAP)

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