Le réalisateur Mohamed Mouftakir a présenté, samedi à Agadir, son long métrage « L’orchestre des aveugles » projeté dans le cadre des activités du ciné-club local.
Initiée par le centre culturel « Connect Institute », avec l’appui de la Wilaya de la région Souss Massa, cette projection-débat a été animée par Nourredine Sail, fondateur de la fédération des ciné-clubs du Maroc et ex-directeur du Centre cinématographique marocain, en présence notamment du Wali de la région Souss-Massa, Ahmed Hajji.
Dans la salle du cinéma Rialto, qui n’ouvre plus ses portes que pour des événements culturels, le public a pu suivre et apprécier cette pellicule de 110 minutes qui relate l’histoire d’une famille très modeste dont les membres forment un petit orchestre qui anime des mariages et autres fêtes de circoncision.
A l’affiche du long-métrage plusieurs fois primés au Maroc et à l’étranger, on retrouve une brochette de stars du cinéma marocain dont Mouna Fettou, Majdouline Idrissi, Younes Megri, Mohamed Bastaoui, Salima Benmoumen, Fehd Benchemsi ou encore Mohamed Choubi.
Le film, axé sur la relation père-fils, se veut une sorte de catharsis pour Mohamed Mouftakir qui n’arrivait pas à faire le deuil de son père, disparu alors qu’il avait 11 ans.
Fils du grand violoniste Houcine Mouftakir (dit Budra), le réalisateur étudie à l’université de Casablanca la littérature anglaise avant de suivre des cours de réalisation et d’écriture de scénario, notamment en France. Il travaille pendant cinq ans en tant qu’assistant de réalisateurs marocains ou étrangers. Après différents stages, en France, en Allemagne – où il vit pendant plusieurs années – et en Tunisie, il réalise plusieurs courts métrages.
Avec « L’orchestre des aveugles », une coproduction maroco-française sorti en 2015, le cinéaste signait son deuxième long-métrage après « Pégase » (2009).