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Agadir: Table ronde sur le rôle des acteurs locaux dans la réussite des projets du Fonds Vert du climat

L’Association des Enseignants des Sciences de la Vie et de la Terre (AESVT-MAROC) et ses partenaires ont organisé, vendredi, à Agadir, une table ronde sur le rôle des acteurs locaux dans la réussite des projets financés par le Fonds Vert du climat (FVC) au Maroc.

Intervenant à cette occasion, le président de l’AESVT-MAROC, Abderrahim Ksiri a indiqué que l’organisation de cette rencontre coïncide avec deux grands événements à savoir: la célébration de la première journée de l’Arganier, ainsi que le lancement du nouveau modèle qui jette la lumière sur la nécessité de préserver les ressources naturelles.

L’association mène depuis trois ans un projet visant le renforcement des capacités de la société civile locale, en matière de connaissances du FVC et assure durant cette deuxième phase du projet le suivi-évaluation de trois projets marocains financés par le Fonds et le degré d’implication de la communauté locale.

Pour sa part, Khadija Sami, responsable au Département de l’Environnement a fait savoir dans une allocution prononcée au nom du secrétaire général Mohamed Benyahia, que cette table ronde est une étape charnière témoignant de l’engagement collectif des acteurs de la société civile pour une meilleure appréhension du financement de l’action climatique.

Elle a précisé dans ce cadre que les acteurs régionaux et locaux sont considérés comme les premiers partenaires du gouvernement, en particulier dans la définition et la mise en œuvre de stratégies et de programmes d’adaptation aux effets extrêmes de dérèglement climatique.

De son côté, Said Chakri, expert en changements climatiques, a fait remarquer que le projet « préparation de la société civile africaine au processus du Fonds Vert pour le Climat » a passé par plusieurs étapes qui ont compris dans un premier temps la consolidation d’une bonne relation avec le ministère de l’environnement , la mobilisation de la Société civile locale se situant dans les lieux de mise en place des projets financés par le Fonds, et la prise de contact avec les agences accrédités porteuses de projets.

Ce processus, poursuit l’expert, a compris également la mise en place d’une plateforme nationale des ONGs dédiée au suivi et l’évaluation des projets financés par le Fonds et d’une autre rassemblant les outils de suivi et d’évaluation, ainsi que la tenue de visites de terrain et activités locales.

La dernière étape de ce processus est marquée par l’élaboration de rapports par la société civile sur l’état des lieux des projets, l’organisation d’ateliers de partage des résultats des rapports, puis la publication de ces derniers.

En marge de cette table ronde, des activités de terrain de dialogue et de concertation, impliquant les acteurs locaux, la communauté de base et les jeunes, seront organisées à Tiznit, samedi , sur l’état d’avancement et impact du 3è projet national de développement de l’arganiculture, qui entrent dans la mission de renforcement de la participation, le suivi et l’évaluation citoyenne.

Le Fonds Vert pour le Climat , plus grand instrument de financement des projets de lutte contre le changement climatique, est assez actif dans les pays en développement en général et en Afrique en particulier. A ce jour, un total de 68 Projets a déjà reçu des financements et une bonne majorité est déjà en cours de mise en œuvre en Afrique.

Parmi ces 68 projets, 52 sont portés par des Entités Accréditées d’Accès International (EAI), 8 par des Entités Accréditées d’Accès régional et seulement 8 par des Entités Accréditées d’accès Direct (EAD) tel que l’ADA (agence de développement agricole du Maroc).

Le Maroc, malgré ses efforts qui lui ont permis de mobiliser plus de 100 millions de dollars de dons dans le cadre de ce fonds, lui donnant le classement honorable du premier pays d’Afrique ayant bénéficiait du FVC, reste en deçà des possibilités de mobilisation possible, qui exige une plus grande libération des énergies et développement de l’approche participative, de la conception, la réalisation, au suivi-évaluation, pour répondre aux besoins énormes d’adaptation des différents territoires du Royaume.

Les trois projets concernés par le FVC sont : Le Projet sur le développement de l’irrigation et l’adaptation de l’agriculture au Changement Climatique de l’aval du barrage Kadoussa, réalisé par l’Agence Française de Développement ( AFD), le Projet de sauvegarde de la plaine irriguée de Saiss et Projet multi-pays soutenu sur le financement durable des énergies renouvelables, réalisé par la Banque Européenne d’Investigation et de Développement (BERD) et le projet de Développement de l’arganiculture en environnement dégradé (DARED), dans la zone de la Réserve de biosphère de l’arganeraie, réalisé par l’Agence de Développement Agricole ( ADA).

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