Saoudi El Amalki
Dans une ambiance de liesse et de fierté pour notre patrimoine identitaire et culturel amazigh diversifié, l’art national des Rouaïss vient de faire son entrée en lice dans l’enceinte des festivités de la commune de D’cheira, dépendant de la province d’Inezgane Aït Melloul. La cérémonie d’ouverture fut rehaussée par la présence du gouverneur de la province précitée, compagnie du président de la commune territoriale et une constellation d’élus et de personnalités civiles et militaires…
Ce festival national qu’organise la direction régionale du département chargé de la culture qui a drainé une assistance accrue des populations de la commune et des contrées environnantes, s’est entamée par une série de prestations artistiques des chantres de l’art de Rouaïss venus de toutes les régions du royaume. Lesquelles prestations ont enchanté de bout en bout les grandes foules attachées aux mélodies du Ribab, des chants envoûtants des artistes et des rythmes en chœur des mouvements, renfermant aux entrailles la chaleur de l’authenticité et l’historicité…
Durant cette première soirée de fiesta car il y en aura encore trois tout au long du festival, les Rouaïss ont fait vivre des moments de haute notoriété de cet art indélébile, orchestrés aussi bien par les hommes que les femmes talentueux qui ont participé à l’épreuve officielle en vue de remporter les premiers prix de la palme du festival, dans un climat de compétitivité en création et d’excellence…
Il faut dire que ce festival pour cette nouvelle édition n’est une simple démarche artistique coutumière où les artistes s’exhibent et s’en vont, mais un réel show, magistralement monté par le nouveau directeur et son staff. C’est aussi une grande annonce du retour solennel de l’âme à ce traditionnel art amazigh, par le biais des prestances musicales s’adressant de façon fluide et limpide, aux tréfonds et aux mémoires des citoyens qui ont pris d’assaut la prestigieuse place de D’cheira. Il n’est plus question d’une rencontre entre les artistes et les populations, mais une communion qui perpétue une identité et civilisation séculaire du vécu marocain…
Enfin, on ne peut que saluer vivement les initiateurs de cette manifestation et le soutien du gouverneur Ismaïl Aboulhokouk ainsi que tous les partenaires qui mis une pierre précieuse à cet édifice de haute teneur artistique et patrimoniale…

