Bank Al-Maghrib (BAM) a présenté, lundi, la 16ème édition de son rapport annuel sur la supervision bancaire au titre de l’exercice 2019.
A l’instar des exercices précédents, cette édition retrace les principales réalisations et actions menées en matière de réglementation bancaire, de surveillance micro-prudentielle et de protection de la clientèle des établissements de crédit, indique un communiqué de BAM.
Le rapport porte également sur l’évolution de l’activité et de la rentabilité des établissements de crédit et organismes assimilés ainsi que des risques qu’ils encourent, ajoute la même source. Dans un contexte de décélération de la croissance économique, la hausse du crédit bancaire au secteur non financier s’est établie à 4,8%, reflétant une accélération des crédits aux entreprises à 5,6% et un ralentissement des prêts aux ménages à 3,6%, relève BAM, notant que les créances en souffrance ont progressé à 70 milliards de dirhams (MMDH), soit un taux de sinistralité de 7,5%.
Pour sa part, la collecte des dépôts n’a progressé que de 2,9% sous l’effet d’une baisse des dépôts à terme concomitante à une hausse de la circulation fiduciaire. Ledit rapport fait également ressortir qu’en dépit de cet environnement, les banques ont consolidé leur assise financière à travers une appréciation de leurs résultats et un renforcement de leurs fonds propres, soulignant qu’elles ont pu dégager, sur base sociale, un résultat net bénéficiaire en hausse de 8%, tiré notamment par les activités de marché.
Les onze banques ont ainsi réalisé globalement, sur base consolidée, un résultat net-part du groupe en progression de 2,7%, reflétant l’impact des performances baissières de certaines filiales en Afrique subsaharienne. Sur plan de la capitalisation, les fondamentaux des banques se sont de nouveau renforcés, dégageant, sur base sociale, un ratio de solvabilité de 15,6% et un ratio de fonds propres de base de 11,5%, au-dessus des minimas réglementaires de 12 et 9% respectivement.
Côté régulation et surveillance, les actions menées auprès des établissements de crédit ont visé à conforter la résilience bancaire et à rehausser les pratiques bancaires en matière de gouvernance des risques, de pilotage du capital, de contrôle interne et de conformité, tout en suivant les plans correctifs mis en place par les acteurs pour se conformer aux exigences de la Banque Centrale.