Saoudi El Amalki
Dans le cadre de ses activités variées, le club régional de presse d’Agadir a convié le dramaturge marocain Lahoucine Echaabi à présenter et signer son œuvre théâtrale « Louziâa ». Devant une assistance étoffée, composée d’intellectuels, de journalistes, de mordus de l’art dramatique, le président du club a ouvert le bal par citer exhaustivement le parcours culturel et artistique de l’invité et donner un aperçu succinct de la pièce. Puis, ce fut le présentation fragmentait sur l’ensemble des chapitre de la production théâtral de l’auteur…
En fait, l’ouvrage s’inspire d’une idée du nouvelliste turc Aziz Nassine, sous le titre initial de « L’engrais chimique ». Il s’agira d’une coopérative d’ouvriers agricoles dont le don de ce produit devra être dédié aux petits paysans pour s’en servir dans leur champ. Mais, il s’est trouvé que l’administration chargée de la distribution équitable de la denrée ait eu la vilaine idée de s’en accaparer d’un agent à l’autre pour les en priver totalement…
En huit chapitres distincts, mais articulés , l’auteur a fait appel à un propos langagière du monde rural et d’un traitement stylistique axé sur la comédie noire ou encore la satire, en fustigeant avec véhémence la bureaucratie administrative et en épousant la cause de ces petits agriculteurs rudement subtilisés, mais de manière viscéralement artistique et esthétique. Il convient de souligner que cette trouvaille a nécessité une longue période de recherche et de réflexion de la part de son auteur, avant de la « pondre » de cette perfection au niveau aussi bien de la teneur que de configuration artistique…
Cette présentation de l’œuvre parée de positions et de convictions sur l’art dramatique en particulier, vu l’expertise et la compétence de l’orateur, acquises au long de plus quatre décennies dans les méandres du champ théâtral national, a suscité un débat judicieux parmi les présents, notamment d’Amina Benchikh, l’activiste amazighe, de Tarik Benchahmoud, l’enfant terrible de l’art dramatique du Souss, du Dr Fatema Echaabi, la militante des droits humains…
Après quoi, le club régional de presse a réservé un superbe trophée, en guise de reconnaissance à cet inusable homme de théâtre qui s’est généreusement consacré à la culture et l’art théâtral spécialement, en tant que comédien, auteur, critique, réalisateur, théoricien, producteur, organisateur d’événementiel sans relâche, depuis des lustres. Enfin, il procédait à la signature de son second œuvre, après celle de « Saroute », toujours en dialecte marocain, question de valoriser et exorciser cette langue courante…

