Culture

Cinéma: Les organisations professionnelles s’insurgent contre les pratiques du CCM

Les organisations professionnelles du secteur du cinéma sont de plus en plus surprises par la pratique de la direction du Centre Cinématographique Marocain, qui continue à ignorer plusieurs dispositions de lois et des usages professionnels, par la prise de décisions de manière unilatérale, sans le respect du principe de participation des institutions représentatives, en tant que partenaires essentiels et légaux dans la mise en œuvre des politiques publiques liées au secteur.

Le cri de colère a été exprimé, dans un communiqué, par la Chambre Marocaine des Salles de Cinéma, la Chambre Nationale des Producteurs de Films, la Chambre Marocaine des Techniciens et Créateurs Cinéma, le Syndicat Marocain des Professionnels des Arts Dramatiques, et le Syndicat National des Techniciens du Cinéma et de l’Audiovisuel.

« Nous rappelons, que la nomination des commissions mixtes doivent être constituées de représentants des organisations professionnelles en matière de production (Articles 1 & 3 de la loi 20.99), en matière de distribution (Article 5), en matière de distribution et d’exploitation (Article 8), en matière de production, de distribution et d’exploitation (Article 12 & 16) », relèvent  les signataires.

« Cependant, nous constatons un flagrant vice de procédure relatif à l’application de l’article 2 du Dahir 1.77.230 qui confère au CCM le rôle « …d’organiser, avec le concours des organisations professionnelles intéressées, des manifestations nationales ou internationales susceptibles de contribuer au rayonnement du film marocain et de donner son avis sur toute sélection de films devant représenter le cinéma marocain dans des festivals nationaux ou internationaux…» ; ceci vient pendant que nous aspirions à l’élargissement de la participation des organisations professionnelles, dans les organes décisionnels du CCM, et notamment celles représentant les comédiens, les auteurs et les techniciens, à travers l’actualisation des lois et leur développement », ajoutent ces instances professionnelles.
A titre d’exemple, la commission récemment constituée, dont les attributions sont la sélection des films participants au « Festival National du Film 2018 », est la preuve concrète de l’exclusion des organisations professionnelles, par la nomination d’individus non représentatifs ; sans remettre en doute les compétences académiques et professionnelles des membres de la commission.
A cet effet, « nous demandons à Monsieur le Chef du Gouvernement ainsi qu’à Monsieur le Ministre de la Culture et de la Communication d’œuvrer pour la régularisation des actions entreprises par le CCM, en mettant fin aux vices de procédures, et en instaurant le bon respect des lois et réglementations en vigueur ; ainsi que le respect de la Constitution qui implique un mode de gouvernance basé sur la participation et la concertation, garantissant la bonne gestion de l’administration publique, la parité et l’égalité des chances », ont-ils plaidé dans leur communiqué qui reflète un réel malaise dans ce secteur.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *