Michael Flynn, conseiller de Donald Trump à la sécurité nationale, a démissionné lundi soir à la suite de révélations sur ses conversations avec l’ambassadeur russe aux Etats-Unis avant l’investiture du 45e président des Etats-Unis.
L’ancien général était aussi accusé d’avoir trompé le vice-président Mike Pence sur le contenu de ces discussions, au cours desquelles il a évoqué les sanctions imposés à la Russie par l’administration sortante de Barack Obama.
« Malheureusement, et en raison du rythme rapide des événements, j’ai par mégarde livré des informations incomplètes au vice-président et à d’autres sur mes entretiens téléphoniques avec l’ambassadeur russe », écrit Michael Flynn dans sa lettre de démission rendue publique en fin de soirée par l’administration Trump.
« J’ai présenté des excuses sincères au président et au vice-président, qui les ont acceptées. »
La démission de ce soutien de longue date de Trump, qu’il avait rejoint dès le début de la campagne, en février 2016, et qui fut un temps pressenti pour être son colistier, intervient au 25e jour de la nouvelle présidence, déjà marquée par une série de couacs et de tiraillements internes.
En fin d’après-midi, Donald Trump avait fait savoir par Sean Spicer, son porte-parole, qu’il « évaluait » la situation. A peine une heure plus tôt pourtant, sa conseillère Kellyanne Conway affirmait encore que « le général Flynn avait l’entière confiance du président ».
Le général Keith Kellog, secrétaire général du Conseil de sécurité nationale, assurera l’intérim le temps que le président désigne un successeur à Flynn.
